« La Justice est la sanction des injustices Ă©tablies » nous rappelle Anatole France dans Lâaffaire Crainquebille. La France est malade de sa Justice depuis toujours, pourrait-on dire. Sous la Ve RĂ©publique, les choses nâont pas Ă©tĂ© en sâamĂ©liorant. Au mieux, les relations entre le pouvoir exĂ©cutif et lâautoritĂ© judiciaire (sa dĂ©nomination exacte dans la Constitution du 4 octobre 1958, Titre VIII, De lâautoritĂ© judiciaire)1 sont complexes, pour employer une litote. Au pire, elles sont incestueuses, pou remployer un langage « cash ». Le sujet revient de maniĂšre rĂ©currente sur le devant de la scĂšne rĂ©vĂ©lĂ© par quelques graves incongruitĂ©s sur le plan juridique. Câest le cas aujourdâhui avec la question de la nomination du procureur de Paris qui agite le Landerneau politico-juridico-mĂ©diatique.
Or, Ă y regarder de plus prĂšs, le problĂšme est plus grave quâil nây parait en apparence. Nous devons lâexaminer sous sa dimension structurelle etâŠ
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