ITALIE 🇼đŸ‡č (Ndrangheta): l’hiver des repentis de la Mafia italienne

En Italie, il y a prÚs de 1 100 « collaborateurs de justice » dans les procÚs de la Mafia.

Certains n’hĂ©sitent pas Ă  dĂ©noncer publiquement les menaces qui pĂšsent sur eux et leurs familles.

Il a donnĂ© rendez-vous dans une station balnĂ©aire de la cĂŽte adriatique. Ce n’est pas son lieu de rĂ©sidence – il ne le dĂ©voilera pas. Pour la photo, il masquera son visage d’un bandana noir lui confĂ©rant un air de pirate fatiguĂ©, mais sans poser de dos : « C’est pour les traĂźtres », marmonne-t-il de sa voix nasillarde et rocailleuse.

NaguĂšre, dans une autre vie, Luigi Bonaventura, 47 ans, Ă©tait un boss de la ’Ndrangheta, la puissante Mafia calabraise, dans la ville de Crotone. Et puis, en 2006, il a dĂ©cidĂ© de renoncer au crime et de dissoudre le lien du sang, si fort dans les clans du Sud. Depuis, ce quadragĂ©naire est l’un des principaux « collaborateurs de justice » d’Italie. Un pentito (« repenti »), dans le langage populaire.

Au total, le pays en compte 1 100, beaucoup d’hommes et quelques femmes, qui ont scellĂ© un pacte avec l’Etat italien : tĂ©moigner en Ă©change de remises de peine, puis d’une compensation financiĂšre mensuelle (environ 1 500 euros) et d’une protection policiĂšre.

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