FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (scandale des stups): jeu de dupes et plein de dope… chez les tartuffes

EXTRAIT de l’article de LibĂ©: « Scandale des stups : le jeu de dupes, le plein de dope »

par Emmanuel Fansten

Tout commence (ou finit) dans la nuit du 17 octobre 2015, lorsque les douanes saisissent plus de 7 tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnĂ©es en plein Paris. Le principal suspect, Sophiane Hambli, s’avĂšre ĂȘtre aussi le meilleur informateur du patron de l’Office central des stups (Ocrtis), François Thierry. Ambitieux et charismatiques, les deux hommes ont nouĂ© six ans plus tĂŽt un pacte secret : en Ă©change de ses prĂ©cieux tuyaux, qui permettent au grand flic d’enchaĂźner les saisies records, le trafiquant a pu obtenir une remise de peine exceptionnelle et importer pendant plusieurs annĂ©es des dizaines de tonnes de cannabis sans jamais ĂȘtre inquiĂ©tĂ©.

C’est une Ă©poque oĂč «le monde politique adore flatter les services de rĂ©pression, surtout lorsqu’ils obtiennent des rĂ©sultats susceptibles de conforter son pouvoir», Ă©crit Schittly, fin connaisseur des arcanes policiĂšres. Créé en 1953 avant de monter en puissance dans les annĂ©es 70 pour rĂ©pondre aux pressions des Etats-Unis, alors inondĂ©s par l’hĂ©roĂŻne de la French Connection, l’Ocrtis incarne cette exigence de rĂ©sultats spectaculaires. A peine promu Ă  sa tĂȘte, en 2010, le commissaire Thierry va mettre au point une stratĂ©gie prĂ©sentĂ©e comme rĂ©volutionnaire, dans laquelle Hambli tient une place dĂ©terminante.

«Sous couvert de renseignements prĂ©tendument prĂ©cieux, des quantitĂ©s astronomiques de drogue se perdent dans la nature», avance Richard Schittly. Des quantitĂ©s si importantes que le trafiquant-indic protĂ©gĂ© par les policiers finit par intĂ©resser les services concurrents, et va jusqu’à devenir une cible prioritaire des douaniers.

«La situation est ubuesque, poursuit le journaliste. Douanes et police travaillent sur le mĂȘme sujet, au mĂȘme moment, dans l’ignorance rĂ©ciproque et dans des perspectives diamĂ©tralement opposĂ©es.»

La guerre des services finit par tourner Ă  l’avantage des gabelous, qui vont faire voler en Ă©clats la stratĂ©gie secrĂšte de l’Office des stups en interceptant une grosse cargaison de Sophiane Hambli, grillant Ă  la fois le flic et son indic.

«Du jamais-vu à ce niveau de responsabilités», note Richard Schittly, qui retrace méthodiquement chaque étape du scandale.

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La suite de cette affaire sera apocalyptique pour la DNRED et l’OCRTIS.

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