
Les trafiquants du pays s’approvisionnent dans les laboratoires clandestins de Birmanie puis acheminent ces drogues de synthĂšse vers la ThaĂŻlande, le Vietnam ou le Cambodge, avant qu’elles n’envahissent les autres pays d’Asie du Sud-Est et l’Australie.
En ThaĂŻlande, la drogue est « une menace nationale, elle arrive de lĂ -bas », relĂšve Sumnuan Kamdee, capitaine de la marine thaĂŻlandaise en dĂ©signant l’autre rive du MĂ©kong qui marque la frontiĂšre avec le Laos.

Son unitĂ© fouille les vedettes rapides qui naviguent sur le fleuve dans la province de Nakhon Phanom, l’une des plus pauvres du royaume. Mais la frontiĂšre est longue et impossible Ă contrĂŽler dans sa totalitĂ©.
Le durcissement de la lutte anti-drogue en ThaĂŻlande a fragilisĂ© la voie d’acheminement la plus rapide qui traversait le pays du nord au sud. Du coup, les itinĂ©raires Ă travers le Laos se sont multipliĂ©s.
Les gangs laotiens sont bien équipés et renseignés.
« Ils envoient des drones qui survolent le fleuve pour dĂ©tecter s’il y a des forces de l’ordre », raconte Ă l’AFP Phoomsak Kampoo, un responsable local.
Ils ont aussi « des Ă©claireurs qui surveillent les points de contrĂŽle » cĂŽtĂ© thaĂŻlandais, ajoute-t-il.
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