En finir avec une politique de répression inefficace
« Force est de constater qu’aprĂšs prĂšs de 50 ans, cette loi de 1970 qui instaure un rĂ©gime de prohibition [loi Mazeaud] n’empĂȘche pas la consommation du cannabis ou d’autres drogues, estime ce jeudi sur franceinfo Vincent Charmoillaux, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Syndicat de la magistrature. C’est une question de santĂ© publique. Quelle est la rĂ©ponse la plus adaptĂ©e pour gĂ©rer ce problĂšme ? Manifestement, ce n’est pas la rĂ©pression pĂ©nale. »
« Le Syndicat de la magistrature est favorable Ă la lĂ©galisation du cannabis mais aussi des autres stupĂ©fiants, assure Vincent Charmoillaux. On voit bien que cette politique de rĂ©pression ne produit pas grand-chose de positif. Elle n’a pas fait disparaĂźtre la consommation, bien au contraire. » La note du Conseil d’analyse Ă©conomique (CAE) arrive aux mĂȘmes conclusions : « La prohibition a favorisĂ© l’expĂ©rimentation du cannabis du fait de sa trĂšs grande disponibilitĂ©, et cela en dĂ©pit d’investissements massifs dans la rĂ©pression« . Et dĂ©nonce la « politique du chiffre ».Â
Le Syndicat de la magistrature va plus loin.
« La situation actuelle conduit Ă laisser en partie notre politique de santĂ© publique entre les mains de groupes criminels qui assurent la production et la distribution », dĂ©nonce Vincent Charmoillaux.
MĂȘme s’il nuance: l’Ă©chec de la rĂ©pression n’est pas qu’une question de doctrine, c’est aussi un problĂšme de moyens. « La justice française est dotĂ©e globalement de moitiĂ© moins de moyens que ce qui se fait ailleurs en Europe. Donc ce problĂšme ne va pas ĂȘtre rĂ©solu uniquement par une Ă©ventuelle lĂ©galisation ou dĂ©pĂ©nalisation du cannabis. »
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