
Le 21 juillet, les forces de sĂ©curitĂ© ont Ă©tĂ© repoussĂ©es par des tirs d’«artillerie lourde», a dĂ©taillĂ© un haut responsable de la lutte
antidrogue sous couvert d’anonymat. Mais elles ont poursuivi leurs opĂ©rations qui sont «toujours en cours» dans l’Etat Shan, une rĂ©gion oĂč les trafics de drogue et les conflits ethniques sont Ă©troitement liĂ©s depuis des dĂ©cennies.
750 kilos de mĂ©thamphĂ©tamines sous formes de cristaux («ice») et 9.000 comprimĂ©s («yaba») de cette drogue de synthĂšse ont d’ores et dĂ©jĂ Ă©tĂ© saisis, d’aprĂšs l’armĂ©e birmane. D’importants stocks de produits chimiques, des cuisiniĂšres, des rĂ©frigĂ©rateurs, des groupes Ă©lectrogĂšnes ont Ă©galement Ă©tĂ© dĂ©couverts
dans ces laboratoires clandestins disséminés dans la jungle, souvent ultramodernes.
L’Etat Shan, au cĆur du Triangle d’Or, est une
plaque tournante du trafic de méthamphétamines, expédiées de là vers le
reste de l’Asie du Sud-Est. Cette rĂ©gion est devenue «l’Ă©picentre» mondial de la production de ces drogues de synthĂšse, selon un rĂ©cent
rapport de l’ONU.
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