
Les grands flics bientĂŽt orphelins de leurs indics
Alors qu’un nouvel office « antidrogue » doit ĂȘtre créé pour assainir la lutte contre le trafic de stupĂ©fiants, une note confidentielle vient mettre fin Ă des annĂ©es de pratiques policiĂšres. RĂ©digĂ©e par JĂ©rĂŽme Bonet, directeur central de la police judiciaire (DCPJ), et diffusĂ©e rĂ©cemment en interne, cette circulaire interdit dĂ©sormais aux hiĂ©rarques policiers « d’exercer la fonction de traitant » sous-directeurs, directeurs rĂ©gionaux, chefs de service ou d’offices centrauxâŠ
Plus le droit de gérer des «tontons»
En clair, commissaires et haut gradĂ©s de la PJ n’ont plus le droit de recruter ou gĂ©rer eux-mĂȘmes des « tontons », ces informateurs indispensables Ă la rĂ©solution d’enquĂȘtes. Issus en majoritĂ© des milieux voyous, les indics peuvent livrer des informations prĂ©cieuses sur une cible ou un rĂ©seau criminel mais se rĂ©vĂšlent aussi parfois des manipulateurs.
Leurs noms n’apparaissent jamais en procĂ©dure, mais leurs secrets sont jalousement convoitĂ©s.
Dans cette note, le patron de la PJ demande donc aux chefs de « transfĂ©rer leurs sources Ă d’autres traitants » avant la fin de l’annĂ©e 2019.

En clair, Ă des subordonnĂ©es â officiers ou gardiens.
Objectif : « assurer la sĂ©curitĂ© juridique des procĂ©dures » et garantir « l’effectivitĂ© du contrĂŽle des sources ».

Une formule diplomatique pour dire quâil nâest plus question que les dĂ©rives du passĂ© mettent en pĂ©ril des enquĂȘtesâŠ
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