La notification des droits est obligatoire, et nâa pas pu ĂȘtre assurĂ©e
plus facile : il suffit de compter sur une absence dâinterprĂšte.
Câest ce qui est arrivĂ© pour trois individus sâexprimant en roumain, pris en flagrant dĂ©lit de possession de cocaĂŻne au niveau de la commune de Perthus (frontiĂšre franco-espagnole) lors dâun contrĂŽle de bus, qui ont Ă©tĂ© relĂąchĂ©s malgrĂ© la poudre blanche trouvĂ©e.
La drogue appartenait en fait aux deux conducteurs de lâautocar, qui lâaurait confiĂ© Ă une passagĂšre le temps du trajet.
Les trois suspects sont conduits en rétention douaniÚre.
Le magistrat convoquĂ© remarque alors quâaucun interprĂšte ne peut traduire les droits aux suspects. Or, ceci est obligatoire selon lâarticle 63-1 du code de procĂ©dure pĂ©nale.
« Dans ce cas, il est Ă©vident que la notification de ses droits nâa pu ĂȘtre faite dans une langue quâelle comprendâ » explique-il Ă lâIndĂ©pendant. Lâavocat prĂ©vient mĂȘme le Procureur de la RĂ©publique de cette non-notification des droits.
De fait, la rĂ©tention douaniĂšre nâest pas valide et les trois suspects ont instantanĂ©ment Ă©tĂ© remis en libertĂ©.

Je me souviens d’une affaire Ă Toulouse brillamment menĂ©e par la DNRED, un magistrat avait libĂ©rĂ© 3 mafieux assis sur une tonne de coke…
Etat de droit, dĂ©jĂ qu’ils disaient…les hommes!
Par contre l’argent qui avait servi Ă financer une grue pour Ă©quiper le bateau transporteur avait Ă©tĂ© pris Ă l’agent infiltrĂ© NS 55, que lui, mes courageux maĂźtres ont laissĂ© pourrir 3.888 jours en prison….
Ătat de droit qu’ils disent!
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