
Partout, les narco-trafiquants sâadaptent vite aux
changements.

Sanlucar de Barrameda, une citĂ© balnĂ©aire situĂ©e au nord de Cadix, est devenue lâune des nouvelles voies de passage du haschisch en provenance du Maroc vers lâEurope, et ce, en remplacement de celle du DĂ©troit de Gibraltar aujourdâhui sous haute surveillance.
Selon une enquĂȘte publiĂ©e par le site du magazine français « Paris
Match »: « Si les itinĂ©raires et le modus operandi varient, le dĂ©but de lâhistoire, lui, ne change pas. Le trafic sâenracine au Maroc ».
RĂ©cit: Une organisation locale achemine le haschisch des montagnes du Rif Ă la MĂ©diterranĂ©e, souvent Ă dos dâĂąne. On charge la rĂ©sine â jusquâĂ 5 tonnes par passage â dans des barques de pĂȘcheur, qui rejoignent en haute mer une ou deux lanchas (canots). Un pilote, un copilote, le mĂ©canicien et âlâhuissierâ, lâhomme de confiance du propriĂ©taire marocain de la drogue, rĂ©ceptionnent les paquets. Puis lâĂ©quipage fait cap sur lâembouchure dâun fleuve. Quand tout se passe bien, les bateaux sây enfoncent sans se faire repĂ©rer, quand tout va mal, les autoritĂ©s les pourchassent en hĂ©licoptĂšre, capturent la cargaison et ses livreurs au sol », selon Paris Match.

« Câest en effet sur terre que se situe lâĂ©tape la plus dangereuse. Tout doit ĂȘtre balisĂ© quatre heures Ă lâavance. »
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