
Par Patricia KHODER – L’Orient-Le Jour
Une camionnette transportant des ouvriers syriens pĂ©nĂštre dans un champ bordĂ© de pommiers et de vignes Ă YammounĂ©. Dans cette localitĂ© de la BĂ©kaa, lâĂ©conomie a toujours dĂ©pendu du haschich, enrichissant ou appauvrissant ses habitants, et cette annĂ©e est vraiment une annĂ©e noire.

Munis de bĂąches blanches, les femmes aux habits multicolores, les hommes et les enfants se mettent Ă lâĆuvre, ramassant Ă mĂȘme le sol les Ă©pis de cannabis, coupĂ©s la semaine derniĂšre et qui sĂšchent au soleil. SĂ©chĂ©s, ces plants serviront Ă la fabrication de la rĂ©sine de cannabis.
Mais cette annĂ©e, Ali, venu superviser le travail dans son champ, nâa pas le cĆur Ă lâouvrage. « Ăa va de plus en plus mal. LâannĂ©e derniĂšre, nous nâavons presque rien vendu et cette annĂ©e sâannonce encore pire car les prix se sont effondrĂ©s. Dans le meilleur des cas, nous vendrons le kilo entre 80 et 100 dollars », dit ce grand brun dâune trentaine dâannĂ©es, pĂšre de trois enfants.
0000