Des condamnations allant de deux Ă dix ans de prison et des amendes jusquâĂ 500.000 euros ont Ă©tĂ© prononcĂ©es jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille contre dix-huit membres dâun tentaculaire rĂ©seau de blanchiment dâargent de la drogue.
Une gestion depuis la Belgique
Lâaccusation mettait Ă lâactif de ce rĂ©seau ayant sa tĂȘte au Maroc et gĂ©rĂ© depuis la Belgique quelque 310 transactions financiĂšres occultes entre aoĂ»t 2015 et novembre 2016, quâil sâagisse de rĂ©cupĂ©rations de sommes collectĂ©es auprĂšs de rĂ©seaux de drogue un peu partout en France, de remises dâargent ou de transports de fonds en Espagne.
ConsidĂ©rĂ© comme le collecteur principal, Abdlakrim Daoudi, un ancien garagiste de Grande Synthe (Nord), a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă neuf ans de prison et Ă une amende de 200.000 euros. La mĂȘme condamnation a Ă©tĂ© prononcĂ©e contre Tawfik Soudani, Ă la tĂȘte dâun rĂ©seau recourant au service de cette entreprise occulte de blanchiment.
Un systĂšme ancestral de compensation
DirigĂ© selon lâaccusation par un homme dâaffaires marocain, ce rĂ©seau de blanchiment fonctionnait sur le modĂšle de lâhawala, un systĂšme ancestral de compensation reposant sur la confiance entre des « sarafs » (des agents de change) pour des rĂšglements transfrontaliers sans dĂ©placement physique dâargent. Lâargent entrait ensuite dans le systĂšme bancaire classique Ă DubaĂŻ, oĂč lâhawala est lĂ©gale.
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