A la fois drogue récréative et anesthésique le plus utilisé au monde, la substance se situe à la frontière, toujours mouvante, subjective et politique, entre le concept de « drogue » et celui de « médicament ».
Dans les free parties britanniques, les clubs berlinois ou les festivals techno en France, elle est prisée pour ses effets euphorisants et empathogènes, pour cette étrange sensation qu’elle procure de se sentir en dehors de son corps, de danser en étant bousculé par des hallucinations auditives, d’être désorienté par ces lumières qui semblent pénétrer votre peau.
Depuis quelques années, une nouvelle génération de teufeurs redécouvre la kétamine, une substance moins chère et moins addictive que la cocaïne, moins puissante et incapacitante que le LSD, mais tout aussi illégale. « Ça stimule, ça sociabilise et tu n’as pas la descente du lendemain que tu peux avoir avec la MDMA. On ne mélange pas ça avec l’alcool, d’ailleurs on n’a même pas envie d’en boire », témoigne un usager parisien croisé lors d’une énorme fête à Saint-Denis, dans les studios de télévision où est habituellement enregistrée « La Nouvelle Star ».
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