FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (17e chambre du tribunal correctionnel): poursuivi en diffamation par l’ex-patron des « stups », le quotidien LibĂ©ration a Ă©tĂ© relaxĂ©

Le quotidien LibĂ©ration, qui Ă©tait poursuivi en diffamation par l’ancien patron de la lutte antidrogue François Thierry pour lui avoir imputĂ© des « mĂ©thodes de voyous » et avoir rĂ©vĂ©lĂ© ses liens avec Sofiane Hambli, un indicateur controversĂ©, a Ă©tĂ© relaxĂ© jeudi 5 dĂ©cembre Ă  Paris.

La 17e chambre du tribunal correctionnel, spĂ©cialisĂ©e dans les affaires de presse, a relaxĂ© au bĂ©nĂ©fice de la « bonne foi » le directeur de publication du quotidien ainsi que les deux auteurs des articles poursuivis par François Thierry.

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La bonne foi avait aussi permis la relaxe de Marc Fievet lorsqu’il Ă©tait poursuivi pour diffamation par Michel Charasse

RelaxĂ© mardi 14 septembre 2004 Ă  Paris des poursuites engagĂ©es contre lui par Michel Charasse pour diffamation, Marc FiĂ©vet est au centre d’un imbroglio judiciaire qui l’a conduit Ă  ĂȘtre condamnĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ© par un tribunal canadien pour trafic de drogue.

L’ancien ministre du Budget poursuivait devant la 17Ăšme chambre du tribunal correctionnel de Paris Marc FiĂ©vet qui l’avait accusĂ© de l’avoir « lĂąchĂ© », dans une interview au Parisien, le 24 avril 2003.

« J’en veux personnellement Ă  Michel Charasse qui n’a pas fait tout ce qu’il aurait pu faire pour m’aider« , ajoutait Marc FiĂ©vet, dans cette interview destinĂ©e Ă  promouvoir son livre intitulĂ© « L’Aviseur ».

La bonne foi

Tout en reconnaissant que les propos Ă  l’Ă©gard de Michel Charasse Ă©taient bien diffamatoires, le tribunal a reconnu Ă  Marc FiĂ©vet « le bĂ©nĂ©fice de la bonne foi » pour le relaxer.

La situation du prévenu a, semble-t-il, largement pesé dans la décision du tribunal qui a tenu compte de son parcours judiciaire ubuesque.

Marc FiĂ©vet, aujourd’hui ĂągĂ© de 59 ans, Ă©tait un informateur rĂ©gulier des douanes basĂ© Ă  Gibraltar dont le travail, selon le rapport d’un haut fonctionnaire des douanes, « a permis la rĂ©alisation de saisies significatives de stupĂ©fiants aussi bien sur le territoire national qu’Ă  l’Ă©tranger ».

Le 23 septembre 1994, alors qu’il est infiltrĂ©, il est extradĂ© au Canada.

Le 5 août 1997, Marc Fiévet est condamné par la justice canadienne à la réclusion criminelle à perpétuité pour son implication dans le réseau du trafiquant de drogue italien, Claudio Locatelli.

Peu avant son procĂšs, des fonctionnaires des douanes lui avaient rendu visite dans sa prison pour lui expliquer qu’il Ă©tait prĂ©fĂ©rable qu’il plaide coupable.

Un choix « aventureux »

Selon l’un d’entre eux, citĂ© dans le jugement de la 17Ăšme chambre, c' »Ă©tait la meilleure solution pour qu’il obtienne son transfert vers la France » et qu’il soit protĂ©gĂ© en tant qu’informateur.

Un choix que la 17Ăšme chambre qualifie d' »Ă  tout le moins aventureux, au regard des consĂ©quences pĂ©nales qui ont suivi ».

CondamnĂ© Ă  perpĂ©tuitĂ© au Canada, Marc FiĂ©vet, mariĂ© et pĂšre de sept enfants, est rentrĂ© en France en 1998 mais, loin de retrouver la libertĂ©, il a Ă©tĂ© condamnĂ© le 22 janvier 1999 par le tribunal correctionnel de Bobigny Ă  « vingt ans d’emprisonnement, de sorte qu’il est libĂ©rable en l’Ă©tat, en 2017 », prĂ©cise le jugement.

L’ancien aviseur a dĂ©posĂ© deux recours en grĂące prĂ©sidentielle qui ont Ă©tĂ© rejetĂ©s, le 12 mars 2001 et le 11 juin 2004.

De par ses contacts avec Michel Charasse, avec lequel il a racontĂ© Ă  l’audience avoir entretenu des relations cordiales, Marc FiĂ©vet pensait pouvoir compter sur lui pour intercĂ©der en sa faveur, mĂȘme si Michel Charasse n’Ă©tait plus aux responsabilitĂ©s.

« La confiance particuliĂšre que le prĂ©venu a placĂ©e dans la personne du ministre en charge de l’administration des douanes au moment d’une bonne part de son activitĂ© – confiance renfermant mĂȘme une certaine admiration (…) – a pu motiver le reproche fait, de bonne foi, Ă  la partie civile », a soulignĂ© le jugement.

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