FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (cybergendarmerie): l’enquĂȘteur qui dĂ©stabilise les cybergendarmes du C3N Ă©tait-il un ripou?


Alors que la 12e Ă©dition du FIC, le salon des gendarmes dĂ©diĂ© Ă  la cybersĂ©curitĂ©, vient de s’ouvrir ce mardi Ă  Lille, l’affaire de l’enquĂȘteur ripou de l’unitĂ© phare des cyber gendarmes, le C3N, met mal Ă  l’aise les militaires.

Le doute plane sur les conséquences de ce
dossier interne sur les enquĂȘtes cyber en cours.

L’enquĂȘteur ripou vendeur sur le darknet

Et pas besoin d’ĂȘtre un grand dĂ©tective pour comprendre l’ampleur du problĂšme. L’ancien sous-officier vendait ses services sur la plate-forme historique du darkweb francophone créée en 2012. On ne vient pas par hasard sur French deep web, alias FDW Market ou encore FDW-M. Armes ou stupĂ©fiants s’échangent sur ce qui Ă©tait l’une des plus importantes marketplace françaises. Selon le site spĂ©cialisĂ© zataz.com, French Deep Web comptait environ 5.500 utilisateurs et environ 700 vendeurs lors de sa fermeture par la justice française. Le marchĂ© noir avait donc de grandes chances d’ĂȘtre dans la liste de cibles du C3N.

Sur ce site, le sous-officier aurait vendu des services illégaux de surveillance ou la consultation de certains fichiers de police.

De mĂȘme, il aurait proposĂ© la livraison de stupĂ©fiants. Plus original, mais tout aussi malveillant: la justice suspecte la vente de coup de cyberintimidation pour “faire craquer un collĂšgue sous la pression”.

Le marchĂ© noir a depuis Ă©tĂ© fermĂ©, en juin 2019, par les douanes et la direction centrale de la police judiciaire. L’opĂ©ration de police avait alors mobilisĂ© une centaine d’agents, dont les policiers du Raid.

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