
La cité phocéenne est désormais tenue par des délinquants qui vendent
de la drogue en toute impunité, des quartiers nord au centre-ville.
Dans la citĂ© phocĂ©enne, les trafics vont bon train, au vu et au su de tous. Le Figaro sâest plongĂ© au cĆur des quartiers nord de la ville, oĂč la drogue est un business comme un autre. Le quotidien des habitants de la zone, qui recouvre les 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements de la ville, est rythmĂ© par ces trafics, qui les empĂȘche parfois de prendre lâescalier de leur immeuble car il est squattĂ© par des « dealers ».
Avec une question
: la guerre de la drogue est-elle perdue ici ?
« Ce sont les Maghrébins qui dominent le trafic »
« Il nây a aucun quartier oĂč nous ne rentrons pas. La question nâest pas dâĂ©radiquer le trafic. Tant que le demande existera, il y aura de la drogue en circulation, mais il sâagit dâinverser le rapport de force », confie Sylvain, un policier de terrain au Figaro, qui estime que les « choufs », les guetteurs, « craignent » la police « car ils savent quâon reviendra les voir et quâon ne les lĂąchera plus », sâils se font caillasser. MĂȘme pour ces « petites mains », le business
est lucratif.
En un mois, ils peuvent gagner entre 2 000 et 3 000 euros juste en faisant le guet.
0000