Marseille đ«đ·, citĂ© des Oliviers, 10 heures du matin.
Ici comme ailleurs, le trafic commence de bonne heure.
Autour dâune voiture garĂ©e devant lâimmeuble, quatre ou cinq jeunes guetteurs sont sur le qui-vive. On les repĂšre Ă leur air nerveux car on ne sait jamais. Des fois que la police viendrait jeter un Ćil dans leurs affairesâŠ
En attendant, malgré le plan Castaner contre la drogue (55 mesures) annoncé à grand fracas à la mi-septembre, celles-ci vont bon train, au vu et au su de tous.
Ă lâentrĂ©e de lâimmeuble sur la droite un adolescent sans doute comorien monte la garde assis sur sa chaise. Nous grimpons les escaliers et parvenons au deuxiĂšme Ă©tage. Des graffitis tachent les murs dĂ©gradĂ©s.
Ici, on sâarrĂȘte. Des «choufs», mot qui veut dire «regarde» en arabe, montent la garde. Une barricade faite de bric et de broc bloque le passage et un vendeur, «le charbonneur», propose ses produits aux chalands qui ne viennent pas du quartier.
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