SEYCHELLES 🇾🇹: des grands moyens pour lutter contre l’hĂ©roĂŻne

L’archipel des Seychelles est surtout connu pour ses plages magnifiques et son tourisme de luxe.
Mais les Ăźles paradisiaques de l’ocĂ©an Indien le sont beaucoup moins pour le nombre de leurs toxicomanes. ArrivĂ©e dans le pays dans les annĂ©es 2010, avec l‘Ă©mergence de nouvelles routes par l’Afrique de l’Est, l’hĂ©roĂŻne y fait des ravages : 5% des 95 000 habitants sont hĂ©roĂŻnomanes, soit prĂšs de 10% de la population active (0,4% de la population mondiale consommait des opiacĂ©es en 2016, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime). Paradoxe, dans le seul pays africain considĂ©rĂ© Ă  « haut revenu » par la Banque mondiale, 40% de la population vivait en 2015 sous le seuil de pauvretĂ©, prĂ©cise l’AFP.

« Nous avons confondu les trafiquants avec leurs victimes »

« En 2011, nous nous sommes rendu compte que 1 200 personnes utilisaient de l’hĂ©roĂŻne et nous avons adoptĂ© une approche punitive », explique Ă  l’AFP le directeur de l’Agence pour la prĂ©vention des abus liĂ©s Ă  la drogue et la rĂ©habilitation (APDAR), créée en 2017. Mais cette annĂ©e-lĂ , le nombre d’hĂ©roĂŻnomanes est passĂ© Ă  5 000. « Nous avons confondu les trafiquants avec leurs victimes », dĂ©clare Patrick Herminie. C’est pourquoi Ă  cette pĂ©riode, les autoritĂ©s ont changĂ© de politique faisant de l’addiction Ă  l’hĂ©roĂŻne une prioritĂ© de santĂ© publique qu’il faut traiter comme une maladie. Un programme de distribution gratuite de mĂ©thadone couplĂ© Ă  un suivi mĂ©dical a alors Ă©tĂ© lancĂ©.

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