AMÉRIQUE CENTRALE đŸ‡ČđŸ‡œ(Coke en Stock – CCLXXII): de la contrebande au narcotrafic

Il est temps que l’on fasse un petit retour en arriùre historique, pour faire le point sur ce trafic intense vers le Mexique.
Comme vous allez le voir, cela a commencĂ© d’abord par de la contrebande d’appareils Ă©lectroniques Ă  la mode Ă  l’époque (Hifi, VHS, etc), dans le sens USA-Mexique, puis c’est la marijuana qui est arrivĂ©e, dans l’autre sens, avec assez vite de gros tonnages et donc de gros avions (13 tonnes d’un coup comme record !), pour faire place dans les
années 90 à la cocaïne avec le roi du trafic, Pablo Escobar qui finira par utiliser des avions français comme la trÚs belle Caravelle (1) !!!

‘Histoire de Bill le « contrabandista »

La premiĂšre des histoires surprenante et pleine d’enseignements pour la suite est celle que raconte « Wild Bill » Callahan, (l’homme se faisait appeler chez les mexicains « La Gringa »), un pilote amĂ©ricain d’avions chargĂ©s de produits de contrebande volant au Mexique Ă  partir du Texas dans les annĂ©es 70-80. Son livre s’intitule « Over&Back, The Untold True Stories Smugging Cobtraband Into Mexico ».

Ce qu’il nous explique est une vĂ©ritable mĂ©thode de fonctionnement que l’on retrouve telle quelle aujourd’hui pour les vols de cocaĂŻne, prĂšs de 50 ans plus tard
 Cet ancien plongeur homme-grenouille des Marines pendant la guerre du Viet-Nam (ici Ă  droite) s’était reconverti pilote de contrebande sur Beech Queen Air, Ă  l’époque un des meilleurs avions existants (ici Ă  gauche) dans les annĂ©es 60.

Fin connaisseur de la chose aĂ©ronautique, il nous explique avec verve ses goĂ»ts dans le genre, comme par exemple son rejet de la version Ă  moteur 8 cylindres appelĂ©e Excalibur du fameux QueenAir (ci-dessous Ă  droite, on distingue ses capots de moteurs plus plats et plus longs), qui pouvait emporter pourtant plus mais volait moins haut, ou bien sa dĂ©testation du nouvel arrivant dans le mĂ©tier, le Titan 404 longue cabine et
 Ă  portes s’ouvrant au dĂ©part sur les premiers modĂšles comme des portes d’armoire normandes (ici Ă  gauche): invariablement,

celle vers l’arriùre s’ouvrait selon lui en plein vol, se tournant brusquement vers le fuselage en l’abümant


quand on avait la chance qu’elle ne s’envole pas et de la voir heurter l’empennage (les modùles suivants auront une porte en deux parties
s’ouvrant Ă  la verticale, celle du bas contenant une Ă©chelle de coupĂ©e).
« Je ne savais pas que le Cessna 404 Ă©tait mal conçu avant de l’acheter. J’ai admis que j’étais victime de croire les conneries de la brochure. Personne d’autre que le mien Ă  trouver, mais que devais-je faire d’autre? Un Twin Otter Ă©tait trop cher et un DC-3 trop gros et tout aussi lent. Le Cessna Caravan n’avait pas encore Ă©tĂ© inventĂ© et un Turboliner Volpar indisponible et cher. Le Titan 404 Ă©tait la premiĂšre version cargo livrĂ©e par Cessna. C’était de la camelote. Ai-je mentionnĂ© mal conçu ?

La porte de chargement Ă©tait mal conçue. Une nuit torrentielle dans le sud de la Louisiane, mon pilote, s’étant retirĂ© dans le cockpit, avait laissĂ© un homme de piste fermer les portes du cargo. Il n’avait pas fait du bon travail probablement parce qu’il pleuvait trop. La porte arriĂšre a attrapĂ© le vent peu aprĂšs le dĂ©collage Ă  120 mph, elle a percutĂ© le fuselage arriĂšre, le faisant s’enfoncer et la porte s’est dĂ©molie. Nous avons Ă©tĂ© trĂšs chanceux que les charniĂšres ne se soient pas dĂ©chirĂ©es et que la porte ait embarquĂ© avec elle le stabilisateur horizontal bĂąbord.
La porte de chargement a Ă©tĂ© conçue par un idiot de Cessna ou un consortium d’idiots qui ont eu la brillante idĂ©e de chevaucher la porte d’entrĂ©e avec la porte arriĂšre. Cela m’a coĂ»tĂ© 6 000 dollars en 1978. » Il n’y a pas que chez Boeing que l’on a fabriquĂ© des idioties volantes.

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