CANADA 🇹🇩 (QuĂ©bec): malgrĂ© la pandĂ©mie, les affaires continuent et la production des comprimĂ©s de mĂ©thamphĂ©tamine a compensĂ© en partie la perte du chiffre d’affaires « cocaĂŻne »

De l’argent, le crime organisĂ© continue d’en faire au QuĂ©bec depuis le dĂ©but de la pandĂ©mie.

La SĂ»retĂ© du QuĂ©bec remarque que la mafia et les motards ont rapidement intensifiĂ© leurs opĂ©rations de prĂȘt usuraire et d’extorsion, pour compenser les pertes subies dans des secteurs d’activitĂ© qui tournent au ralenti.

Les membres du crime organisé auraient plus de difficulté à faire entrer au pays la cocaïne, dont le prix du kilogramme à Montréal se situerait actuellement entre 60 000 et 72 000 $, selon nos sources, comparativement à 45 000 $ avant la crise.

Parce que la cocaĂŻne est plus rare, les Hells Angels produiraient et distribueraient davantage des comprimĂ©s de mĂ©thamphĂ©tamine. Seulement la semaine derniĂšre, la SQ a saisi plus de 300 000 comprimĂ©s de mĂ©thamphĂ©tamine, 3 kg de cocaĂŻne et 300 000 $ lors de frappes en cours d’enquĂȘte.

« Dans le contexte de la COVID-19, la police a Ă©videmment dĂ» adapter ses façons de faire. Ce qu’on constate, c’est que c’est un peu plus difficile pour certains Ă©lĂ©ments du crime organisĂ© qui sont toujours en train d’essayer de composer avec la situation », affirme l’inspecteur-chef Lapointe.

Le crime organisé serait aussi plus présent dans les casinos virtuels.

Selon nos informations, puisque les paris sportifs clandestins sont tombés à zéro en raison de la suspension des activités dans les ligues professionnelles, la mafia montréalaise aurait démarré un ou des sites de poker en ligne.

« Certains groupes criminels vont avoir des problĂšmes d’argent, mais il faut garder en tĂȘte que la plupart d’entre eux sont polycrimes, c’est-Ă -dire qu’ils ont diverses sources de revenus et peuvent s’ajuster. Les gros groupes vont survivre », prĂ©dit Anna Sergi.

La pandĂ©mie ne freine pas l’expansion des Hells Angels

La pandĂ©mie de COVID-19 n’arrĂȘte pas les Hells Angels, qui continuent de donner des promotions et d’étendre leur influence au QuĂ©bec, au Nouveau-Brunswick et ailleurs, a constatĂ© La Presse aprĂšs avoir consultĂ© des sources policiĂšres.

Selon ces derniĂšres, les Hells Angels auraient recrutĂ© un nouveau membre et rĂ©activĂ© leur section de Sherbrooke, dont l’ancien local fortifiĂ© de la rue Wellington Sud, dans la capitale des Cantons-de-l’Est, vient d’ĂȘtre officiellement confisquĂ© par les autoritĂ©s.

Toutefois, mĂȘme si les rangs des Hells Angels quĂ©bĂ©cois continuent de croĂźtre, leur nombre est tout de mĂȘme infĂ©rieur Ă  ce qu’il Ă©tait avant l’importante rafle antimotards SharQc, rĂ©alisĂ©e il y a 11 ans.

D’aprĂšs nos informations, les Hells Angels de la section de MontrĂ©al ont accueilli un nouveau membre le 1er mai dernier, Michel Lamontagne.

Ce dernier, qui aura bientĂŽt 46 ans, a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  deux ans d’emprisonnement en 2008 pour trafic de stupĂ©fiants et gangstĂ©risme. Il serait actif dans les Laurentides. Lamontagne serait un proche de l’influent Hells Angel de la section de MontrĂ©al Martin Robert.

35 départs et 9 transferts

Cette promotion donnée récemment porte à 81 le nombre de membres des Hells Angels actuellement au Québec, dont 65 sont en liberté, sans avoir de conditions judiciaires à respecter. Ils comptent également trois aspirants membres (« prospects ») et cinq autres individus qui gravitent dans leur entourage (« hang around »), qui sont deux autres statuts chez les Hells Angels.

MĂȘme s’ils regarnissent leurs rangs peu Ă  peu, il faudra que les Hells Angels accordent encore plusieurs promotions pour atteindre le nombre de 110 membres, dissĂ©minĂ©s dans cinq sections diffĂ©rentes, qu’ils affichaient le 14 avril 2009, veille de l’opĂ©ration SharQc.

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