THAÏLANDE đŸ‡č🇭 (RĂ©gion de Nong Khai – zone frontaliĂšre du Laos đŸ‡±đŸ‡Š) : le trafic de mĂ©thamphĂ©tamine profite du coup d’Etat birman đŸ‡ČđŸ‡Č

Les saisies de « yaba » – nom local donnĂ© aux comprimĂ©s de mĂ©thamphĂ©tamine – sont dĂ©jĂ  en nette hausse, avec un record de plus de 80 millions de comprimĂ©s sur les six derniers mois. 

Et l’ONU met en garde contre un prochain dĂ©luge en raison du coup d’arrĂȘt donnĂ© Ă  l’Ă©conomie lĂ©gale en Birmanie depuis le putsch du 1er fĂ©vrier, suivi de condamnations internationales et de manifestations quotidiennes violemment rĂ©primĂ©es dans tout le pays.

« Si ce qui est arrivĂ© par le passĂ© peut servir d’indicateur, nous devrions voir une nouvelle hausse de la production de drogues de synthĂšse« , estime Jeremy Douglas, reprĂ©sentant rĂ©gional de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.

Les groupes du crime organisĂ© et milices alliĂ©es transfrontaliĂšres s’attachent vraisemblablement Ă  mettre Ă  profit les troubles en Birmanie pour renforcer leurs positions, explique-t-il Ă  l’AFP.

Bataille contre la meth

La mĂ©thamphĂ©tamine sous sa forme cristallisĂ©e, la plus puissante, est habituellement envoyĂ©e vers des marchĂ©s d’outre-mer, plus lucratifs, comme l’Australie et le Japon, mĂȘme si la pandĂ©mie est venue entraver les transferts.

Des patrouilles renforcĂ©es Ă  la frontiĂšre birmane n’ont guĂšre dissuadĂ© les trafiquants. Les autoritĂ©s thaĂŻlandaises estiment qu’environ trois quarts de la drogue entrant sur leur territoire transitent par le Laos. La bataille contre le trafic de meth entre les deux pays, sĂ©parĂ©s par le fleuve MĂ©kong, pĂątit d’un manque de personnels et d’Ă©quipements –matĂ©riel de vision nocturne, capteurs de mouvements, motos…

La baisse du niveau du fleuve causĂ©e par la sĂ©cheresse et les barrages hydro-Ă©lectriques construits par PĂ©kin en Chine et au Laos oblige l’unitĂ© de la Marine chargĂ©e de surveiller la frontiĂšre Ă  accroĂźtre ses patrouilles terrestres.

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