La guerre du Vietnam a Ă©tĂ© lâoccasion pour les militaires amĂ©ricains dâun vĂ©ritable festival de la dĂ©fonce. A fins dâautomĂ©dication, pour tenir face Ă lâennui et aux terribles conditions du terrain et du champs de bataille, ils consomment massivement divers stupĂ©fiants, faciles Ă se procurer et peu coĂ»teux.
Dans son ouvrage « Shooting Up, a history of drugs in warfare« , Lukasz Kamienski reprend les estimations de lâadministration amĂ©ricaine publiĂ©es en 1974: 92% des soldats dĂ©ployĂ©s au Vietnam consomment de lâalcool, 69% de la marijuana, 38% de lâopium, 34% de lâhĂ©roĂŻne, 25% des amphĂ©tamines et 23% des barbituriques. Alors que les drogues sont considĂ©rĂ©es comme de simples mĂ©dicaments pendant les deux conflits mondiaux et la guerre de CorĂ©e, distribuĂ©s en quantitĂ©s Ă©normes aux hommes, les mentalitĂ©s ont Ă©voluĂ© et ces produits sont dĂ©sormais totalement illicites. Les autoritĂ©s militaires tentent de lutter contre le flĂ©au de la dĂ©pendance, sans avoir les outils nĂ©cessaires pour des dĂ©pistages efficaces.
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