Retour en Colombie, pays producteur de coca, comme on le sait, mĂȘme si ce nâest plus le plus prolifique dĂ©sormais.
Fin  mai dernier, on y a saisi un avion contenant presquâune demi-tonne de cocaĂŻne. Pas vraiment un surprise, donc, tant il en circule toujours dans le pays. A part que cet avion appartenait Ă une entreprise dont un prĂ©dĂ©cesseur, en 2019, avait Ă©tĂ© retrouvĂ© en miettes au Guatemala, avec aux commandes celui qui Ă©tait le pilote attitrĂ© du prĂ©sident actuel mais aussi celui dâAlvaro Uribe pendant des annĂ©es, dĂ©montrant ainsi par lâexemple les liens Ă©troits entre lâex-prĂ©sident et les trafiquants, ce dont on sâest toujours doutĂ© depuis la mort de son propre pĂšre⊠assassinĂ© par les Farcs en 1983, groupe dâopposition militarisĂ© dont le moteur financier est le trafic de cocaĂŻne, on le rappelle.
A ce moment-lĂ , son fils Ă©tait directeur de lâaviation du pays⊠et favorisait Ă tour de bras les autorisations de vol dâun nombre considĂ©rable dâavions de trafiquants, aidĂ©s par des paramilitaires sanglants qui le soutenaient.
Une dĂ©couverte qui nous replonge prĂšs de quarante ans en arriĂšre, en quelque sorteâŠ
Le crash du pilote présidentiel
Retour en arriĂšre le 25 novembre 2019 dans le parc national Laguna de LachuĂĄ, Ă IxcĂĄn, prĂšs de QuichĂ©, au Guatemala. Un avion bimoteur sâĂ©tait Ă©crasĂ©, un de plus, souvenez-vous.
Sur place, des dĂ©bris partout, lâavion retrouvĂ© le 3 dĂ©cembre par les soldats guatemaltĂšques sâest complĂštement Ă©miettĂ© en heurtant le sol Ă grande vitesse, et au sol  il y a de la coke partout de rĂ©pandue parmi les dĂ©bris, mais aussi un i-Phone, un tĂ©lĂ©phone satellitaire Motorola et des documents Ă©parpillĂ©s.
Plus deux cadavres complĂštement carbonisĂ©s dont il ne reste que des squelettes noircis : lâun dâentre eux sâappelle Lino Nevado Sthormes, il vient du dĂ©partement de Zulia au Venezuela et câest un⊠ex-pilote de lâarmĂ©e de lâair bolivarienne comme jâavais pu le prĂ©ciser ici le 3 mars suivant. Les documents retrouvĂ©s dans les dĂ©bris, dont son passeport, le confirment. Pour lâautre, on reste dans le douteâŠ