Le rapport fait notamment un bilan des visites effectuĂ©es par le ministre de lâIntĂ©rieur le long des frontiĂšres terrestres avec la Syrie (375 km). Toutefois, Ă©tabli dâabord pour rĂ©gler le problĂšme de lâembargo saoudien, il se concentre sur le trafic de drogue plus que sur la contrebande vers la Syrie de lâessence et autres produits subventionnĂ©s par la Banque du Liban. Et de lâaveu de M. Fahmi lui-mĂȘme, « le trafic de la drogue se fait, essentiellement, par les postes-frontiĂšres ». Force est de constater toutefois que, sciemment ou par nĂ©gligence, ces postes-frontiĂšres, ces aĂ©roports, ces ports, sont laissĂ©s pratiquement Ă lâabandon et un laisser-aller inadmissible marque toutes les formalitĂ©s douaniĂšres.
Les postes-frontiĂšres terrestres
Les postes-frontiĂšres entre la Syrie et le Liban sont au nombre de cinq, mais Ă tous les niveaux, une pauvretĂ© de moyens effarante y est constatĂ©e. Ainsi aucun poste-frontiĂšre ne dispose dâun scanner. Au nord, il en existe trois : AbboudiyĂ©, Arida et Jisr Kmar. Dans tous ces postes, la fouille des vĂ©hicules se fait manuellement, sans quâil nây ait des machines pour aider Ă dĂ©charger les marchandises, les fouiller et les recharger sur les camions. Au poste-frontiĂšre central de Masnaa, sur la route de Damas, il nây a pas de camĂ©ras et le scanner qui sây trouvait « est abĂźmĂ© depuis longtemps », assure le rapport. Plus au nord, le poste-frontiĂšre de Qaa est privĂ© de tout et comme laissĂ© Ă lâabandon.
En ce qui concerne lâaĂ©roport international Rafic Hariri, le rapport dĂ©plore quâil ne dispose pas â sur les chargements cargo â de scanner et que les mesures appliquĂ©es sont celles qui sont imposĂ©es par les services de sĂ©curitĂ© de lâAviation civile (CERSA), sauf que les fouilles se font manuellement par les employĂ©s autorisĂ©s Ă pĂ©nĂ©trer dans la zone rĂ©servĂ©e.

Les ports du Liban ne sont pas en meilleure situation.
Au port de Beyrouth, il existe deux anciens scanners dont lâun est en panne depuis lâexplosion du 4 aoĂ»t 2020. Le port de Tripoli dispose certes dâun scanner, mais la machine est laissĂ©e sans contrat dâentretien. Dans les ports de SaĂŻda et de Tyr, pas de scanners.
Paralysie des douanes
Sur un plan gĂ©nĂ©ral, le rapport fait Ă©tat de « la paralysie » des services de douanes en raison du conflit de prĂ©rogatives et dâattributions entre le Conseil supĂ©rieur des douanes et le directeur gĂ©nĂ©ral des douanes, ainsi que du manque de personnel et dâĂ©quipement Ă la direction des douanes.
0000
Aujourd’hui seul le dĂ©filĂ© du 14 juillet mobilise l’intelligentsia douaniĂšre francaise.
Qui aura le courage de faire rĂ©aliser un audit sur la rĂ©alitĂ© des moyens mis en Ćuvre en France pour lutter contre tous les trafics ?
0000