LIBAN đŸ‡±đŸ‡§ : comme en France đŸ‡«đŸ‡·, la pauvretĂ© de moyens aux postes-frontiĂšres, aux aĂ©roports et dans les ports est une rĂ©alitĂ©

Le rapport fait notamment un bilan des visites effectuĂ©es par le ministre de l’IntĂ©rieur le long des frontiĂšres terrestres avec la Syrie (375 km). Toutefois, Ă©tabli d’abord pour rĂ©gler le problĂšme de l’embargo saoudien, il se concentre sur le trafic de drogue plus que sur la contrebande vers la Syrie de l’essence et autres produits subventionnĂ©s par la Banque du Liban. Et de l’aveu de M. Fahmi lui-mĂȘme, « le trafic de la drogue se fait, essentiellement, par les postes-frontiĂšres Â». Force est de constater toutefois que, sciemment ou par nĂ©gligence, ces postes-frontiĂšres, ces aĂ©roports, ces ports, sont laissĂ©s pratiquement Ă  l’abandon et un laisser-aller inadmissible marque toutes les formalitĂ©s douaniĂšres.

Les postes-frontiĂšres terrestres

Les postes-frontiĂšres entre la Syrie et le Liban sont au nombre de cinq, mais Ă  tous les niveaux, une pauvretĂ© de moyens effarante y est constatĂ©e. Ainsi aucun poste-frontiĂšre ne dispose d’un scanner. Au nord, il en existe trois : AbboudiyĂ©, Arida et Jisr Kmar. Dans tous ces postes, la fouille des vĂ©hicules se fait manuellement, sans qu’il n’y ait des machines pour aider Ă  dĂ©charger les marchandises, les fouiller et les recharger sur les camions. Au poste-frontiĂšre central de Masnaa, sur la route de Damas, il n’y a pas de camĂ©ras et le scanner qui s’y trouvait « est abĂźmĂ© depuis longtemps Â», assure le rapport. Plus au nord, le poste-frontiĂšre de Qaa est privĂ© de tout et comme laissĂ© Ă  l’abandon.

En ce qui concerne l’aĂ©roport international Rafic Hariri, le rapport dĂ©plore qu’il ne dispose pas – sur les chargements cargo – de scanner et que les mesures appliquĂ©es sont celles qui sont imposĂ©es par les services de sĂ©curitĂ© de l’Aviation civile (CERSA), sauf que les fouilles se font manuellement par les employĂ©s autorisĂ©s Ă  pĂ©nĂ©trer dans la zone rĂ©servĂ©e.

Les ports du Liban ne sont pas en meilleure situation.

Au port de Beyrouth, il existe deux anciens scanners dont l’un est en panne depuis l’explosion du 4 aoĂ»t 2020. Le port de Tripoli dispose certes d’un scanner, mais la machine est laissĂ©e sans contrat d’entretien. Dans les ports de SaĂŻda et de Tyr, pas de scanners.

Paralysie des douanes

Sur un plan gĂ©nĂ©ral, le rapport fait Ă©tat de « la paralysie Â» des services de douanes en raison du conflit de prĂ©rogatives et d’attributions entre le Conseil supĂ©rieur des douanes et le directeur gĂ©nĂ©ral des douanes, ainsi que du manque de personnel et d’équipement Ă  la direction des douanes.

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Aujourd’hui seul le dĂ©filĂ© du 14 juillet mobilise l’intelligentsia douaniĂšre francaise.

Qui aura le courage de faire rĂ©aliser un audit sur la rĂ©alitĂ© des moyens mis en Ɠuvre en France pour lutter contre tous les trafics ?

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