FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (justice) : Moufide Bouchiri porte plainte contre X

Moufide Bouchibi, originaire d’Orsay (Essonne), Ă©galement surnommĂ© le « FantĂŽme », s’est vu reprocher l’importation depuis le Maroc, Ă  destination de la France et via l’Espagne, d’au moins trois tonnes de rĂ©sine de cannabis, entre les mois de janvier et aoĂ»t 2011.

Au cours de son procĂšs, le prĂ©venu avait demandĂ© une copie de ces scellĂ©s « supportant les enregistrements de communications tĂ©lĂ©phoniques lui Ă©tant attribuĂ©es mais auxquelles il n’a eu de cesse de contester avoir participĂ©, conversations qui constituaient le fondement exclusif de l’accusation et de la culpabilitĂ© dĂ©clarĂ©e par la cour d’appel », dĂ©noncent ses avocats.

Interpellé en mars 2021 à Dubaï (émirats arabes unis) aprÚs plus de dix ans de cavale à travers le monde, il est incarcéré depuis son retour en France au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville (Meurthe-et-Moselle).

Ses avocats, Mes Keren Saffar, Thomas Bidnic, Amar Bouaou et Raphaël Chiche, ont déposé deux plaintes contre X afin de dénoncer les conditions dans lesquelles il a été condamné. 

Dans l’une d’elles, dĂ©posĂ©e au dĂ©but du mois d’aoĂ»t dernier auprĂšs de la procureure de la RĂ©publique de Bordeaux, ses conseils y pointent la destruction des scellĂ©s renfermant les Ă©coutes attribuĂ©es Ă  leur client par la police. 

Dans l’une d’elles, dĂ©posĂ©e au dĂ©but du mois d’aoĂ»t dernier auprĂšs de la procureure de la RĂ©publique de Bordeaux, ses conseils y pointent la destruction des scellĂ©s renfermant les Ă©coutes attribuĂ©es Ă  leur client par la police. 

Une affaire dans laquelle Moufide Bouchibi, originaire d’Orsay (Essonne), Ă©galement surnommĂ© le « FantĂŽme », s’est vu reprocher l’importation depuis le Maroc, Ă  destination de la France et via l’Espagne, d’au moins trois tonnes de rĂ©sine de cannabis, entre les mois de janvier et aoĂ»t 2011. Au cours de son procĂšs, le prĂ©venu avait demandĂ© une copie de ces scellĂ©s « supportant les enregistrements de communications tĂ©lĂ©phoniques lui Ă©tant attribuĂ©es mais auxquelles il n’a eu de cesse de contester avoir participĂ©, conversations qui constituaient le fondement exclusif de l’accusation et de la culpabilitĂ© dĂ©clarĂ©e par la cour d’appel », dĂ©noncent ses avocats. 

Une destruction de scellĂ©s ordonnĂ©e par « erreur » en novembre 2019 par la procureure de la RĂ©publique de Bordeaux dans le cadre d’un plan d’épurement des scellĂ©s, comme l’a reconnu la justice. Une « erreur » Ă  travers laquelle ses conseils dĂ©cĂšlent une « volontĂ© de faire obstacle Ă  la vĂ©rité ». Ces derniers ont Ă©galement engagĂ© un pourvoi en cassation.

Dans leur seconde plainte auprĂšs du doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Mulhouse (Bas-Rhin), les mĂȘmes avocats vont encore plus loin en relevant « plusieurs incohĂ©rences et diffĂ©rences notables entre l’existence et la durĂ©e des communications interceptĂ©es et retranscrites et leurs caractĂ©ristiques rapportĂ©es sur les facturations dĂ©taillĂ©es de ces lignes ». Ils ont donc saisi la justice pour des faits de « faux en Ă©criture publique et complicitĂ© de faux en Ă©criture publique commis par des personnes dĂ©positaires de l’autoritĂ© publique » et « usage de faux ».  

Dans une note confidentielle de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ce ponte du narcobanditisme des citĂ©s, soupçonnĂ© d’avoir amassĂ© plusieurs dizaines de millions d’euros et dĂ©jĂ  condamnĂ© Ă  huit reprises – dont quatre pour trafic de drogue –, est dĂ©crit comme « le principal fournisseur de haschisch du marchĂ© français ». La justice, elle, le dĂ©peint comme « le nĂ©gociant au plus prĂšs des producteurs » du Rif marocain. Un « narcotrafiquant » d’envergure que les enquĂȘteurs de l’Office anti-stupĂ©fiants (Ofast, ex-OCRTIS) se sont Ă©chinĂ©s Ă  retrouver pendant de longues annĂ©es, avant de le localiser Ă  DubaĂŻ.

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