Assis sur une place de parking souterrain du Capitole, entre des voitures, deux sans-abri bafouillent quelques mots. Ce jeudi, Ă 11 heures, ils sont encore dans le coaltar. Ă peine rĂ©veillĂ©s quâils projettent de sâenfoncer dans le brouillard. Devant eux, une boĂźte en mĂ©tal entrouverte laisse apercevoir lâattirail complet pour sâinjecter de lâhĂ©roĂŻne. Lâun des SDF, visage Ă©maciĂ©, regard brouillĂ©, a le corps constellĂ© de taches noires ; les stigmates de mois Ă se piquer.
Aujourdâhui sera comme la veille.
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