Câest la fin dâun procĂšs retentissant qui a captĂ© lâattention en CĂŽte dâIvoire. AprĂšs plus de trois mois dâaudiences ponctuĂ©es dâauditions et de confrontations, le tribunal du pĂŽle pĂ©nal Ă©conomique et financier dâAbidjan a rendu son verdict le 7 mai. Initialement prĂ©vu Ă 8h30, lâaudience a dĂ©butĂ© plus dâune heure plus tard, dans une petite salle trĂšs vite dĂ©bordĂ©e. 23 accusĂ©s, dont 4 sociĂ©tĂ©s, comparaissaient pour trafic international de cocaĂŻne, associations de malfaiteurs, coups et blessures et fraude fiscale.
Conseiller rĂ©gional, chef de la base navaleâŠ
Le tribunal a finalement reconnu coupable de trafic international de cocaĂŻne 13 personnes, dont Miguel Angel Devesa Mera considĂ©rĂ© comme le cerveau du rĂ©seau, et les a condamnĂ©es Ă 10 ans de prison. Une peine qui concerne Ă©galement le Colombien Gustavo Alberto Valencia Sepulveda, considĂ©rĂ© comme « le notaire certificateur » (chargĂ© de la vĂ©rification de la qualitĂ© de la cocaĂŻne et Ă sa surveillance), ainsi que les Espagnols Picabea Carnes Aitor, lâassociĂ© de Miguel Angel Devesa Mera dans la sociĂ©tĂ©-Ă©cran Kibor Africa et Muniz Cadabal dit « Virus ».
Dans un communiquĂ©, la procureure de la RĂ©publique, Nina KamagatĂ©, explique que «l’enquĂȘte a mis en exergue un vaste rĂ©seau de trafic de drogue (cocaĂŻne) opĂ©rant entre le Suriname, la Colombie, l’Italie, l’Espagne et notre pays», la CĂŽte d’Ivoire. «La drogue dĂ©couverte (en 2022) tant Ă San Pedro qu’Ă Abidjan a pour origine le Suriname» et «appartient Ă un cartel colombien qui a dĂ©cidĂ© de faire de la CĂŽte d’Ivoire un pays de transit dans le trafic de drogue», ajoute-t-elle. «La cocaĂŻne Ă©tait principalement destinĂ©e Ă ĂȘtre rĂ©expĂ©diĂ©e vers l’Europe, l’Inde et l’Australie», quand «une autre partie devait servir Ă la consommation locale», dĂ©taille-t-elle.
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