
Au Paraguay, on confond allĂšgrement la politique avec le trafic de drogues international, marijuana, cocaĂŻne ou mĂȘme encore aujourdâhui trafic de cigarettes Ă la frontiĂšre brĂ©silienne, lĂ oĂč tout a commencĂ© avec le deus ex machina Horacio Cartes, toujours dans lâombre du pouvoir.
En 2018, on avait trouvĂ© des trafiquants se promenant dans un vĂ©hicule portant lâeffigie dâun future prĂ©sident qui posera en photo plus tard avec un leader narco bien connu, sans que cela ne fasse sourciller quiconque. Le pays suivra les frasques dâun dĂ©putĂ© chef de gang jusque celui-ci ne se fasse littĂ©ralement mettre en bouillie par plus de 50 tirs dâarmes Ă feu en aoĂ»t 2021. A la chambre, des collĂšgues, dont la famille DâEcclesiis, sont rĂ©guliĂšrement nommĂ©s comme participant au trafic, ou voient leurs avions saisis. En fĂ©vrier 2022, le ministre de lâintĂ©rieur est lui-mĂȘme forcĂ© de dĂ©missionner, quand la presse rĂ©vĂšle ses contacts rĂ©guliers avec des trafiquants ou les cadeaux quâils lui ont offerts. Dans ce marais nausĂ©abond, un seul homme sâĂ©tait levĂ© pour lutter : il a Ă©tĂ© assassinĂ© en mai 2022 pendant son voyage de noces en Colombie alors quâil touchait au but comme on va le voir, Sebastian Marset, le fugitif ici de lâĂ©tĂ© dernier Ă©tant bien plus proche quâon ne le pense de ce pouvoir paraguayen gangrĂ©nĂ©.
Le travail de fond du juge Marcelo Pecci ne restera pas vain, espĂšre-t-on. Mais ce pays a encore beaucoup de chemin Ă faire pour se dĂ©barrasser de la gangrĂšne du trafic de drogue qui le ronge⊠jusquâau plus haut sommet de lâEtat oĂč cohabitent un pouvoir officiel fantoche et le vĂ©ritable maĂźtre du haut chĂąteau.
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