Des lieux publics dĂ©sertĂ©s, des Ă©coles fermĂ©es, des transports Ă l’arrĂȘt, et des cadavres qui se multiplient.
VoilĂ l’atmosphĂšre qui rĂšgne depuis le dĂ©but du mois de septembre dans la ville de Culiacan, capitale de l’Ătat du Sinaloa, dans le nord-ouest du Mexique. La ville n’est pas connue pour son calme, elle a malheureusement l’habitude de ces Ă©vĂ©nements violents, depuis que le cartel portant le nom de la rĂ©gion a dĂ©veloppĂ© une puissance qui en fait aujourd’hui l’une des organisations criminelles les plus puissantes au monde.
Un cartel qui se dĂ©chire entre ses deux principales branches, occasionnant des scĂšnes de guerre en pleine rue. Ces affrontements sanglants ont dĂ©jĂ fait au moins 70 morts, sans compter les dizaines d’enlĂšvements ou de disparitions, malgrĂ© l’intervention de l’armĂ©e. La guerre est dĂ©clarĂ©e depuis l’arrestation, fin juillet, du chef historique du cartel, Ismael Zambada Garcia, surnommĂ© « El Mayo« . Un baron de la droguede 76 ans, fondateur du cartel du Sinaloa avec Joaquin Guzman, qui Ă©tait connu lui sous l’alias « El Chapo« , et dont l’arrestation et le procĂšs aux Ătats-Unis ont fait grand bruit, inspirant les producteurs de sĂ©ries.
Des tensions entre Mexico et Washington
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