Les trafiquants contournent le ciblage des conteneurs au port
Le port dâAnvers voit passer 12 millions de conteneurs par an. Il sâavĂšre impossible de tous les contrĂŽler physiquement sans requĂ©rir des moyens considĂ©rables et provoquer la paralysie des Ă©changes commerciaux. A lâheure actuelle, environ 2% des conteneurs sont inspectĂ©s. Pas au hasard ; ils sont ciblĂ©s par les douaniers en fonction notamment de leur origine et du type de marchandises transportĂ©es. Un conteneur provenant des Ătats-Unis a moins de chance dâĂȘtre ciblĂ© quâun conteneur parti dâĂquateur, ce pays Ă©tant devenu un hub logistique majeur pour les organisations criminelles.
Pour brouiller les pistes, il apparaĂźt que les trafiquants profitent de plus en plus dâescales et de complicitĂ©s dans des ports de transit pour changer la drogue de conteneurs. Ainsi, lors dâun stop en RĂ©publique dominicaine par exemple, une cargaison de cocaĂŻne est transfĂ©rĂ©e dâun conteneur dâĂquateur vers un autre arrivĂ© des USA. La drogue continue alors de cheminer vers lâEurope dans un chargement moins suspect.
Des routes maritimes indirectes sont de surcroĂźt utilisĂ©es afin de dĂ©tourner lâattention. De la drogue produite en AmĂ©rique latine aboutit frĂ©quemment dans les ports europĂ©ens aprĂšs un crochet par lâAfrique de lâOuest, entre autres la Sierra Leone. DĂ©tour plus important encore : le passage par la mer Noire. Des cargaisons illicites parties dâĂquateur arrivent dans un port de GĂ©orgie et sont ensuite acheminĂ©es vers lâEurope de lâOuest, soit par bateau, soit par camion via la Turquie.
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En France, c’est trĂšs souvent que gendarmes et policiers font le job de douaniers.
Le dĂ©sintĂ©rĂȘt constatĂ© des gabelous, qui semblent dĂ©motivĂ©s, est devenu rĂ©alitĂ©. Il apparaĂźt chaque jour que les douaniers ne sortent plus que pour intercepter un vĂ©hicule signalĂ©, tant leur prĂ©sence sur le terrain est rarissime.
Que vont devenir les BSI et BSE?
RattachĂ©es Ă l’intĂ©rieur peut-ĂȘtre !
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