Freetown a rappelé jeudi 16 janvier son ambassadeur à Conakry après la saisie, par les autorités guinéennes, de sept valises suspectées de contenir de la cocaïne dans un véhicule diplomatique de l’ambassade sierra-léonaise.
L’itinéraire, le rôle des personnes impliquées, les failles sécuritaires…
L’enquête, menée avec les autorités guinéennes, devra répondre à plusieurs questions.
D’abord, l’itinéraire. On sait que le véhicule incriminé a commencé son trajet en Sierra Leone avec un laissez-passer pour la Guinée avant d’être intercepté le 31 décembre.
Ensuite, le rôle des personnes impliquées. Deux individus sont en cause : le chauffeur et un autre occupant dont l’identité reste à ce jour inconnue.
Enfin, les failles sécuritaires. Comment un véhicule diplomatique a-t-il pu transporter jusqu’à 13 kilos de drogue et 2 000 dollars en espèces sans éveiller de soupçons ? Une question à laquelle les enquêteurs s’efforceront de répondre.
Sur le plan diplomatique, la Sierra Leone minimise les tensions avec Conakry et prône la collaboration. Mais Freetown, visiblement embarrassée, promet des sanctions exemplaires, quel que soit le statut des responsables.
Pour l’heure, aucune preuve ne met directement en cause l’ambassadeur, qui n’était pas à bord du véhicule lors de sa saisie le 31 décembre dernier. Cependant, lui et le responsable administratif de la mission devront expliquer pourquoi ce véhicule, muni de plaques diplomatiques, avait reçu un mandat officiel de l’ambassade.
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