Les affaires qui prospĂšrent sont l’extorsion d’argent, les enlĂšvements, les assassinats, la pĂȘche illĂ©gale, le blanchiment d’argent et le trafic de cocaĂŻne.
Sur la cĂŽte sud-ouest de lâĂquateur, les gangs de trafiquants de drogue opĂšrent en toute impunitĂ© et les habitants terrifiĂ©s constatent les limites de la politique du prĂ©sident sortant Daniel Noboa en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, dans ce territoire devenu une zone de non-droit.
Puerto Bolivar, l’un des ports exportateurs de bananes les plus importants au monde et comptoir commercial pour les fruits de mer, a une importance vitale pour l’Ă©conomie de l’Equateur.
Mais aujourd’hui, les grues qui chargent les conteneurs et les quais en eau profonde sont presque vides.
Puerto Bolivar est devenu un théùtre d’affrontements entre cartels de la drogue rivaux en concurrence pour exporter des quantitĂ©s record de cocaĂŻne de la Colombie et du PĂ©rou vers l’Europe, l’AmĂ©rique du Nord et l’Asie.
En 2024, les marines Ă©quatoriens ont dĂ©couvert une trentaine de corps dans les eaux prĂšs du port, certains dĂ©capitĂ©s, d’autres mutilĂ©s.
« Il n’y a pas de sĂ©curitĂ© », se lamente un habitant qui demande Ă ne pas ĂȘtre nommĂ©. « Le pays a Ă©tĂ© complĂštement abandonnĂ© ».
Le prĂ©sident Daniel Noboa a dĂ©clarĂ© l’Ă©tat d’urgence, procĂ©dant Ă des arrestations mĂ©diatisĂ©es et envoyant l’armĂ©e dans les rues et les prisons contrĂŽlĂ©es par les gangs. Mais Ă Puerto Bolivar, ces mesures ont eu peu d’impact.
000000
