Alors que le gouvernement veut imposer, en vain, lâidĂ©e que prohibition et rĂ©pression des usagers vont venir Ă bout du trafic de stupĂ©fiants, lâessayiste Michel Henry regrette, dans une tribune au « Monde », quâun rĂ©cent rapport parlementaire proposant dâinventer un modĂšle français de rĂ©gulation des stupĂ©fiants ait Ă©tĂ© enterrĂ© sans dĂ©bat.
Un seul exemple de cet Ă©chec : selon les estimations dâEuropol, il faudrait saisir « 82 % des produits stupĂ©fiants importĂ©s pour parvenir Ă atteindre vĂ©ritablement les organisations criminelles et les empĂȘcher de faire des bĂ©nĂ©fices sur ces importations ». VoilĂ ce quâindique Quentin Mugg, officier de liaison Ă lâagence europĂ©enne de police criminelle, aux dĂ©putĂ©s.
Et nos douaniers qui sont responsables de la majoritĂ© des saisies qu’on peut Ă©valuer Ă 10% des quantitĂ©s importĂ©s s’estiment aujourd’hui dĂ©bordĂ©s !!!
Et pour la cocaĂŻne, une vĂ©ritable «marĂ©e blanche», selon un douanier basĂ© dans le sud de la France. «Dire qu’on n’est pas un peu submergĂ© par le phĂ©nomĂšne serait mentir», abonde Gilbert Beltran, directeur interrĂ©gional des douanes de Paris AĂ©roports.
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