FRANCE đŸ‡šđŸ‡” (EMCO et ‘Force FrontiĂšre’) : ils sont venus, ils sont tous lĂ , tous rĂ©unis par l’État-major de la lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e

Le prĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron, s’est rendu dans les locaux de la Direction nationale de la police judiciaire (DNPJ), mercredi 14 mai 2025, pour inaugurer l’État-major de lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e (EMCO), une structure interministĂ©rielle composĂ©e de gendarmes et de policiers chargĂ©s de coordonner cette lutte.

« C’est un Ă©tat-major qui va regrouper toutes les forces de l’état, notamment les services de renseignement […] et les services d’enquĂȘte. Â» C’est ainsi que le ministre de l’IntĂ©rieur, Bruno Retailleau a prĂ©sentĂ©, mercredi 14 mai 2025, le nouvel État-major de la lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e (EMCO) ; une structure inaugurĂ©e ce jour par le prĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron, en prĂ©sence des ministres de la Justice, GĂ©rald Darmanin, de l’IntĂ©rieur, Bruno Retailleau, des ArmĂ©es, SĂ©bastien Lecornu, et de la ministre chargĂ©e des comptes publics, AmĂ©lie De Montchalin.

Inscrite dans la proposition de loi contre le narcotrafic adoptĂ©e dĂ©finitivement par le Parlement en avril 2025, cette entitĂ© interministĂ©rielle se veut ĂȘtre « la tour de contrĂŽle » de la lutte contre la criminalitĂ© organisĂ©e.

ConcrĂštement, l’EMCO sera chargĂ© du pilotage et de la coordination de l’action des services de l’État, ainsi que de l’organisation des Ă©changes en matiĂšre de renseignement et d’enquĂȘte. « Cette structure va permettre aux unitĂ©s judiciaires comme aux services de renseignement d’obtenir un regard Ă  360° sur leurs objectifs ou sur des Ă©lĂ©ments identifiables », explique le lieutenant-colonel de gendarmerie Vincent Pardonneau, le nouvel adjoint, au cĂŽtĂ© d’un personnel de la DNRED, de la cheffe de l’EMCO, la commissaire Sandrine Desliard, ancienne coordinatrice auprĂšs du directeur national adjoint chargĂ© des opĂ©rations de la DNPJ. 

« L’EMCO va ainsi, dans des dĂ©lais brefs, enrichir les Ă©lĂ©ments d’enquĂȘte, tout en favorisant une prise de hauteur sur le dossier, et en signalant Ă©galement les connexions avec des investigations conduites par d’autres unitĂ©s. Lorsqu’ils conduisent leurs enquĂȘtes, les offices et les unitĂ©s judiciaires n’ont parfois qu’une vision partielle ou parcellaire du rĂ©seau criminel auquel ils s’attaquent. Lorsque nous regroupons les renseignements de chaque service de l’EMCO, nous reconstituons un puzzle. En effet, chaque service dĂ©tient une ou plusieurs piĂšces, qui une fois rĂ©unies au sein de la structure permettent de reconstituer l’image global du rĂ©seau criminel, en favorisant, je l’espĂšre, la dĂ©couverte d’élĂ©ments dĂ©terminants. Par ailleurs, en raison de son positionnement, l’EMCO contribue Ă  l’analyse de la menace et sera en mesure de contribuer aux propositions de stratĂ©gies d’entraves. Â»

Quinze opérateurs

Pour rĂ©aliser cette mission, l’EMCO sera composĂ© en plus de ces trois cadres, de quinze opĂ©rateurs reprĂ©sentants l’ensemble des services judiciaire avec l’OLTIM, la PJPP, l’ONAF, la DGDDI, la SDPJ, et des services de renseignement avec la DGSI, la DGSE, la DNRT, la DRPP, Tracfin, la DNRED, la SNRP et deux gendarmes de la SDAO et du SCRC.

Au niveau de la gendarmerie, l’EMCO travaillera dans un premier temps avec la Sous-direction de la police judiciaire (SDPJ). Ce sera ensuite l’UNPJ qui reprendra la main devenant l’interlocuteur direct de la gendarmerie Ă  l’EMCO. Une rĂ©organisation complĂšte qui illustre une volontĂ© politique concrĂšte de lutter plus efficacement contre la criminalitĂ© organisĂ©e. « L’idĂ©e, c’est vraiment d’aller chercher, de judiciariser les tĂȘtes de rĂ©seaux. […] C’est comme ça qu’on arrivera Ă  faire du rĂ©sultat. Ce sera long, ce sera difficile, mais on y arrivera Â», a conclu le ministre de l’IntĂ©rieur. 

OLTIM : Office de lutte contre le trafic illicite de migrants

PJPP : Direction de la police judiciaire de la prĂ©fecture de police de Paris

ONAF : Office national antifraude

DGDDI : Direction gĂ©nĂ©rale des douanes et droits Indirects

SDPJ : Sous direction de la police judiciaire (gendarmerie)

DGSI : Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ©curitĂ© intĂ©rieure

DGSE : Direction gĂ©nĂ©rale de la SĂ©curitĂ© extĂ©rieure

DNRT : Direction nationale du renseignement territorial

DRPP : Direction du renseignement de la prĂ©fecture de police de Paris

Tracfin : Service de renseignement financier

DNRED : Direction nationale du renseignement et des enquĂȘtes douaniĂšres

SNRP : Service national du renseignement pĂ©nitentiaire

SDAO : Sous-direction de l’anticipation opĂ©rationnelle de la gendarmerie

SCRC : Service central de renseignement criminel de la gendarmerie

UNPJ : UnitĂ© nationale de la police judiciaire (gendarmerie)

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