Les trois principales recommandations de la CE
1. Faire preuve de luciditĂ© sur la nature du narcotrafic et le traiter pour ce quâil est : une menace pour les intĂ©rĂȘts fondamentaux de la nation
- Donner sa juste place au renseignement dans la lutte contre le narcotrafic
- Mettre les moyens au niveau de la menace avec un vĂ©ritable plan dâurgence pour les services dâenquĂȘte et les juridictions
- Se donner les moyens de la sĂ©curitĂ© dans les outre-mer, aujourdâhui sacrifiĂ©s, et dans les infrastructures portuaires et aĂ©roportuaires
- Endiguer la corruption liĂ©e au narcotrafic, notamment la corruption dite â Ă tort â de « basse intensité », en caractĂ©risant les atteintes Ă la probitĂ© et en crĂ©ant les conditions de lâincorruptibilitĂ© dans la sphĂšre publique comme dans la sphĂšre privĂ©e
2. Frapper le « haut du spectre » et ne pas limiter la lutte Ă des opĂ©rations dâordre public de type « place nette »
- Mettre la procĂ©dure pĂ©nale Ă la hauteur des enjeux en crĂ©ant un dossier « coffre » et en facilitant le recours aux techniques spĂ©ciales dâenquĂȘte
- Faciliter le recours aux « repentis », sĂ©curiser le traitement des sources par les services dâenquĂȘte et crĂ©er une nouvelle infiltration « civile »
- Lutter de maniĂšre implacable contre tous les blanchiments
- Taper les trafiquants au portefeuille en systĂ©matisant les enquĂȘtes patrimoniales, en instaurant un gel judiciaire de leurs avoirs et en crĂ©ant une confiscation sans condamnation pĂ©nale
3. Structurer enfin lâaction des services en charge de la lutte contre le narcotrafic
- Faire de lâOffice antistupĂ©fiants une vĂ©ritable « DEA Ă la française » en lui donnant une pleine autoritĂ© sur les services de terrain chargĂ©s de la lutte contre le narcotrafic (police, gendarmerie et douane)
- Créer un parquet national antistupéfiants pour spécialiser et incarner la lutte contre le narcotrafic dans la sphÚre judiciaire
- Se doter dâune vĂ©ritable stratĂ©gie nationale en revoyant Ă la hausse les ambitions du « plan stups » rĂ©novĂ©
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