Ces Ă©vĂ©nements Ă BĂ©ziers s’inscrivent dans un climat national de tensions urbaines rĂ©currentes. Selon vous, la France fait-elle face Ă un problĂšme structurel de violences urbaines, et que faudrait-il changer au niveau national pour y rĂ©pondre efficacement ?
Oui et non. Les trafics de stupĂ©fiants sont Ă lâorigine de beaucoup de ces violences urbaines car on dĂ©range les gens quand on les arrĂȘte et quâon saisit leur marchandise ; que ce soit cannabis, cocaĂŻne ou autre. Ce sont des gros rĂ©seaux structurĂ©s. Quand on les dĂ©range, ils rĂ©pondent et en gĂ©nĂ©ral cela se traduit par des violences urbaines. Il faut quâon ait des moyens supplĂ©mentaires quand ce genre de violences arrivent. Il faut davantage dâOPJ (officiers de police judiciaire) pour pouvoir mener des enquĂȘtes et dĂ©manteler et dĂ©structurer les rĂ©seaux de stupĂ©fiants. Mais je reste persuadĂ©e quâil faut aussi beaucoup travailler sur les consommateurs. Quand il ya a une augmentation du trafic câest quâil y a une augmentation du nombre de consommateurs, câest aussi simple que ça et donc il faut travailler lĂ -dessus.
C’est le Figaro qui nous rapporte ce guet-apens tendu aux pompiers et aux forces de lâordre qui a dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© samedi soir dans un quartier gangrĂ©nĂ© par le trafic de stupĂ©fiants Ă BĂ©ziers (HĂ©rault), faisant un blessĂ© parmi les policiers et provoquant lâincendie dâun appartement touchĂ© par un mortier dâartifice. La police comme le parquet parlent dâun piĂšge tendu aux forces de lâordre, dans la nuit de samedi Ă dimanche, dans le quartier paupĂ©risĂ© de la DevĂšze.
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