La géographie résume tout. Du 29e étage de la tour CMA CGM, la troisiÚme compagnie maritime mondiale, on a une vue panoramique sur le port de Marseille.
CÎté mer, des conteneurs multicolores à perte de vue : un condensé du commerce mondialisé.
CÎté terre, les quartiers nord de la cité phocéenne, fief de la DZ Mafia.
Entre les deux zones, une simple autoroute. ArrivĂ©e par cargo, la drogue n’a que quelques centaines de mĂštres Ă franchir jusqu’Ă sa zone de vente. L’enjeu : la stopper avant sa sortie du port.
Pour l’Etat, c’est une question de santĂ© publique et de lutte contre le crime. Pour les acteurs du fret maritime – opĂ©rateurs portuaires, armateurs, entreprises d’import-export -, ce fut longtemps un sujet mineur, comparĂ© Ă la piraterie ou aux zones de guerre qui rallongent les temps de navigation.
Cartels latino-américains
En Europe, le monde de la mer s’est rĂ©veillĂ© quand, aprĂšs avoir saturĂ© le marchĂ© nord-amĂ©ricain, les cartels latino-amĂ©ricains ont accru leur pression sur le Vieux Continent afin d’Ă©couler leur surproduction de cocaĂŻne.

« On parle de tsunami blanc », souligne Corinne Cléostrate, la sous-directrice des douanes françaises chargée de la lutte contre la fraude.
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