L’Équateur exporte chaque semaine plus de 6,5 millions de cagettes de bananes. Sur les 300 000 conteneurs au départ du pays, seulement 20 % sont contrôlés.

Depuis les années 2000, l’Équateur est convoité par les cartels et les mafias du monde entier
Dans un contexte de « guerre de la drogue » menée par le Mexique de Calderón, les cartels mexicains, et notamment le cartel de Sinaloa, cherchent à délocaliser une partie de leur activité. Ils ont besoin d’une nouvelle base logistique. Le pays doit réunir certaines conditions. Ses frontières doivent être perméables pour faciliter l’acheminement de drogue depuis les pays producteurs. Le blanchiment d’argent doit être relativement facile et les autorités facilement corruptibles. Enfin, les forces de sécurité ne peuvent être trop importantes et efficaces. L’Équateur répond à tous ces critères et possède un avantage non négligeable : en 2000, sous la présidence de Jamil Mahuad, le pays adopte le dollar américain comme monnaie officielle pour stabiliser l’économie.
La transformation du pays s’accélère durant les années 2010. Opposés à la signature d’un accord de paix avec le gouvernement colombien, des dissidents des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) s’installent en Équateur. Il convient de rappeler que les FARC se finançaient en grande partie via le trafic de drogue. Certains ex-combattants s’organisent autour des vestiges de la faction Frente 48, connue pour son implication dans la production et la distribution de cocaïne.
L’arrivée du Cartel de Jalisco Nueva Generación (CJNG) et de la mafia albanaise marque un point de non-retour en Équateur
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