La répression de la consommation de stupéfiants pourrait prendre une nouvelle dimension, beaucoup plus intrusive dans la sphÚre professionnelle.
Sur France Info ce mercredi 17 dĂ©cembre, FrĂ©dĂ©ric Lauze, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), a lancĂ© une proposition. « Il faut que les employeurs soient prĂ©venus lorsqu’un de leurs salariĂ©s est interpellĂ© pour usage de stupĂ©fiants », a-t-il dĂ©clarĂ©. L’idĂ©e, selon lui, est de « responsabiliser » le consommateur en faisant intervenir une autre autoritĂ© que la police, Ă savoir l’employeur. Il rejette l’image du « consommateur victime hĂ©doniste passive », estimant qu’il « participe Ă la criminalitĂ© organisĂ©e » et finance indirectement « des meurtres, des assassinats, du racket ».
Cette proposition intervient dans le sillage de l’annonce prĂ©sidentielle. Mardi, Ă Marseille, Emmanuel Macron a confirmĂ© que l’amende forfaitaire pour usage de stupĂ©fiants allait passer de 200 Ă 500 euros. Une mesure saluĂ©e par FrĂ©dĂ©ric Lauze, qui y voit « un seuil psychologique pour inciter nombre de consommateurs Ă renoncer ou Ă rarĂ©fier leurs achats ». Il estime qu’Ă 200 euros, l’amende reprĂ©sentait un « risque acceptable » et peu dissuasif. Cette augmentation s’inscrit dans la rhĂ©torique du chef de l’Ătat, qui avait dĂ©jĂ pointĂ© du doigt les « bourgeois des centres-villes », accusĂ©s d’alimenter par leur consommation le trafic de drogue dans les quartiers populaires.
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