Ă la tĂȘte de la division des mineurs du tribunal de Marseille, la procureure adjointe CĂ©line Raignault se bat pour que les narcotrafiquants soient poursuivis pour « traite dâĂȘtres humains » du fait de lâexploitation de mineurs dans les rĂ©seaux de drogue. Elle dĂ©taille cette approche auprĂšs de « Mediapart ».
Pour CĂ©line Raignault, procureure adjointe chargĂ©e de la division mineurs-familles Ă Marseille: « Force est de constater aujourdâhui quâen matiĂšre de lutte contre le narcobanditisme, le tout-rĂ©pressif a montrĂ© ses limites. Et, plus grave encore, si nous continuons Ă considĂ©rer ces mineurs sous le seul angle de la dĂ©linquance, on fait le jeu des trafiquants.
Câest le schĂ©ma habituel : on interpelle sur un point de deal, on saisit la drogue et les petites mains. Mais tout cela est dĂ©jĂ comptabilisĂ© par les trafiquants. Ils ont un budget prĂ©vu pour les gardes Ă vue, la dĂ©tention et les pertes de stocks dues aux opĂ©rations policiĂšres. Tout cela reste du commerce, certes illĂ©gal, mais du commerce.«
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