
- Lâaccord signĂ© en fĂ©vrier 2026 entre lâUE et le Royaume-Uni supprime la frontiĂšre terrestre entre Gibraltar et lâEspagne, intĂ©grant ce territoire de 6,7 kmÂČ Ă un espace de mobilitĂ© liĂ© Ă Schengen â une rĂ©ponse pragmatique Ă cinq ans de nĂ©gociations post-Brexit.
- Le traitĂ© repose sur un modĂšle hybride inĂ©dit : Madrid exerce une « souverainetĂ© fonctionnelle » via des agents espagnols dĂ©ployĂ©s Ă lâaĂ©roport et au port, sans remise en cause formelle de la souverainetĂ© juridique britannique hĂ©ritĂ©e du traitĂ© dâUtrecht de 1713.
- Lâaccord reste fragile : un changement politique en Espagne, des divergences rĂ©glementaires entre Londres et Bruxelles ou des tensions liĂ©es Ă la prĂ©sence militaire britannique pourraient compromettre une ratification prĂ©vue jusquâen 2027.
Lâannonce, en ce dĂ©but dâannĂ©e 2026, de lâaccord sur Gibraltar entre lâUnion europĂ©enne et le Royaume-Uni marque un tournant majeur dans lâhistoire contemporaine de ce territoire de 6,7 kmÂČ situĂ© Ă lâextrĂ©mitĂ© sud de la pĂ©ninsule IbĂ©rique. Fruit de plus de cinq annĂ©es de nĂ©gociations impliquant Bruxelles, Londres, Madrid et le gouvernement gibraltarien, ce traitĂ© dĂ©passant les mille pages vise Ă rĂ©soudre une des consĂ©quences les plus sensibles du Brexit : lâexistence dâune frontiĂšre terrestre entre ce territoire britannique dâoutre-mer et lâespace Schengen.
Au-delĂ de sa technicitĂ©, le texte redĂ©finit les Ă©quilibres politiques et Ă©conomiques dans la rĂ©gion. De fait, il sâagit moins dâun compromis classique que dâun modĂšle hybride reposant sur une dissociation entre souverainetĂ© juridique et gestion fonctionnelle du territoire.
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