Les français, plus gros consommateurs de cannabis en Europe, détiennent leurs coffee-shops en plein air. Des lieux à la frontière de Paris, comme Saint-Ouen, alimentent généreusement le trafic de stupéfiant en transformant des parties entières des villes en endroits de vente et stockage de drogue.
À la sortie de métro, les guetteurs se tiennent sur la place pour informer les dealeurs de l’arrivée des forces de l’ordre. Nous les reconnaissons facilement grâce à leurs longues parkas noires, leurs cagoules ou leurs lunettes de soleil. Nous demandons à un des hommes où se trouve le « plan » pour se procurer du cannabis. Il nous indique un bâtiment, rue du Dr Baeur, près de l’école primaire.
À notre arrivée, une queue s’est déjà formée. À 11h55, les clients attendent patiemment que les ravitailleurs arrivent avec les pochons, de 5 grammes et les barrettes de 2 grammes à 60 grammes. Ce magasin à ciel ouvert…
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