FRANCE (livraison surveillée): la douane met la main sur le rhum-cocaïne

Afficher l'image d'origineLa douane vient d’interpeller deux Poitevins qui réceptionnaient de la cocaïne expédiée depuis Cayenne dans des cubitainers de rhum.

La procédure s’appelle la « livraison surveillée » : un douanier accompagne le facteur qui livre un colis suspect. Le fonctionnaire constate que le destinataire ne manifeste aucune surprise de recevoir un colis posté outre-mer. Son compte est bon : impossible de prétendre ensuite qu’il ne savait pas de quoi il s’agissait, qu’on lui a sans doute expédié cette marchandise par erreur, ce qui, jusqu’à une date récente, permettait généralement aux intermédiaires de divers trafics d’échapper à toute poursuite.

C’est grâce à cette procédure que les douanes viennent de coincer, début décembre, deux maillons poitevins d’un vaste trafic de cocaïne au départ de Cayenne. Le premier de ces « réceptionnistes » s’appelle Mike Gyver Jin Peï. Il était destinataire d’un colis contenant un cubitainer de rhum, lequel renfermait un tube de deux kilos de cocaïne.

La cocaïne diluée dans l’alcool

Ce colis a été livré par la poste dans un foyer de jeunes travailleurs poitevins, en l’absence du destinataire. Celui-ci s’est fait coincer alors qu’il retirait le paquet chez le concierge du FJT.
Le second colis était destiné à une jeune habitante de Buxerolles, âgée de 19 ans, Gladys L., amie de Mike Gyver. Légèrement différent du premier, le cubitainer contenait non seulement un tube avec 1,37 kilo de cocaïne mais aussi 464 autres grammes dilués dans le rhum.
C’est le 18 novembre dernier que les douaniers en poste à Cayenne ont repéré à l’aéroport les colis suspects et les ont laissés continuer leur voyage jusqu’à leur destination.
Aux enquêteurs, Mike Gyver Jin Peï a indiqué qu’il avait auparavant fait quatre allers-retours entre Cayenne et la métropole, important à chaque fois de la cocaïne qu’il avait préalablement ingérée, pour un poids total de 2,2 kilos.
De source judiciaire, il s’agirait d’un important trafic au départ de la Guyane, sur lequel la douane poursuit ses investigations. Un troisième colis de même nature a été repéré à Toulouse début décembre. Ce colis contenait également de l’or, selon nos informations.
L’homme qui devait récupérer la marchandise sur le territoire métropolitain, connu sous le pseudonyme de « Happy Di », aurait été identifié. Mike Gyver Jin Peï et Gladys L. ont été placés en détention provisoire le 4 décembre à l’issue de 96 heures de garde à vue.

Vincent Buche

http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2015/12/18/La-douane-met-la-main-sur-le-rhum-cocaine-2569238

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2 réflexions au sujet de « FRANCE (livraison surveillée): la douane met la main sur le rhum-cocaïne »

  1. Il est bien plus dangereux de légaliser les drogues que de les interdire ! Aussi ne peut-on pas abandonner d’un seul coup la punition …
    Les résultats comme dans des états comme le Colorado sont catastrophiques.
    D’après le rapport (confidentiel) de la  » mission franco-allemande d’évaluation de la légalisation de la marijuana » dans au Colorado :
    – la criminalité n’a pas baissé, bien au contraire
    – le trafic Mexique-Etats Unis n’a pas diminué
    – il y a maintenant un trafic des adultes vers les enfants
    – il y a aussi un trafic entre le cannabis médical et le récréatif
    – la consommation de cannabis a augmenté, surtout chez les jeunes
    – le nombre d’accidents de la route dus aux drogues explose
    – il y a maintenant des enfants de 4 ans addicts à la marijuana
    – des bébés sont hospitalisés parfois dans un état grave
    – les Pays-Bas veulent faire machine arrière et annoncent la fermeture des coffee shop, mais se heurtent à la mafia qui est maintenant omniprésente et contrôle le pays !
    Et c’est cette vision « idyllique » qu’on voudrait nous imposer en France …
    Nous ne sommes PAS D’ACCORD !
    Nous voulons un avenir pour nos enfants et les générations futures.
    Face à ce problème grandissant la solution est et sera toujours l’éducation (information réelle).
    C’est ce que font chaque jour les bénévoles de l’association « Non à la drogue Oui à la vie » , que ce soit à travers les distributions de brochures dans la rue ou dans les magasins, lors de conférences ou d’émissions de radio.

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