Les partenaires internationaux de l’Afghanistan ont consacré depuis quinze ans et la fin du régime taliban des millions de dollars à le débarrasser de la production d’opium.
Le gouvernement afghan a tenté de développer le safran et d’autres cultures alternatives au pavot. Pourtant celui-ci continue d’augmenter, servant de principale source de revenu aux talibans.
Les taxes que les insurgés prélèvent sur le pavot leur rapportent ainsi jusqu’à 1,2 milliard de dollars par an, selon un expert occidental.
En 2016, les surfaces dédiées au pavot ont crû de 10%, atteignant leur pire niveau en 22 ans selon l’ONU. Les efforts d’éradication se sont effondrés, notamment en raison de l’insécurité croissante dans les provinces concernées. Et l’exportation ne souffre aucun obstacle grâce aux réseaux de trafiquants bien structurés.
« Même si le gouvernement nous arrête, nous continuerons le pavot » affirme Abdul Shukoor, du district de Zherai à Kandahar. « Le Pakistan ferme la frontière en pleine saison de récolte et notre gouvernement ne fait rien ».
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