Le cannabis légal débarque à Genève.
Depuis deux semaines, on l’achète en kiosque. En vente libre, comme des cigarettes. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Les buralistes qui en disposent jubilent. D’autres en cherchent désespérément. «Je n’en ai pas, se lamente une gérante d’un kiosque aux Acacias. Mais depuis trois jours, on ne parle que de ça et plein de clients m’en réclament.»
Pour en trouver, il faut monter… sur les hauts de Champel.
Dans le magasin de Firouz Husseini et de sa femme Gisely, avenue de Miremont. «Ça marche très, très fort, se réjouit cette dernière, avant de plaisanter: Je crois que je vais arrêter de vendre des cigarettes.» En dix jours, elle a vendu une cinquantaine de petits pots. C’est modeste comparé aux ventes de leur magasin de la Servette. «Ici, nous en avons déjà vendu 150», glisse son mari. A 62 fr. 50 le pot de 5 grammes, cela représente un chiffre d’affaires de 9000 francs environ. Rien à voir avec la vente de chewing-gums! Par ailleurs, le prix est proche de celui du marché noir.
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