
« Je dis que toutes les politiques répressives ont échoué depuis trente ans. J’ai passé ma vie à appliquer une politique qui ne fonctionne pas ! »
Plus qu’un coup de gueule, il s’agit avant tout d’un plaidoyer. Dans une interview accordée au Dauphiné libéré le 26 juillet, le procureur de la République de Grenoble (Isère), Jean-Yves Coquillat, a déclaré qu’il n’avait, « de toute [sa] carrière », « jamais vu une ville aussi pourrie et gangrenée par le trafic de drogue ». « Il y a des points de revente quasiment partout, a-t-il affirmé. Cela touche tout le centre-ville. » Ses propos ont suscité une vive polémique et déclenché le feu de l’opposition municipale de droite et d’extrême droite, qui s’est empressée de dénoncer « l’immaturité » et « l’indifférence » du maire (EELV) Eric Piolle, élu en 2014, vis-à-vis des questions de sécurité. Pas un instant ébranlé par ces critiques, bien au contraire, l’édile se frotte les mains. « Jean-Yves Coquillat a raison ! commente-t-il. Son constat est courageux et lucide : nous dépensons des fortunes pour un travail vain. »
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