
Sur la balance électronique, les clients de de Lorena posent des cailloux blancs et emportent tantôt de l’huile, des oeufs ou des sucettes: à La Paz, dans la jungle colombienne, on paye en cocaïne base.
« Tout s’achète et se vend ainsi. Le liquide est très rare et on le garde pour les urgences », raconte cette jeune femme de 26 ans qui dit avoir manipulé dans sa vie plus de drogue que de billets. Il en va de même pour presque tout, de la bière aux services d’une prostituée: les paysans payent avec la « pasta base » (cocaïne base), matière première de la cocaïne à l’aspect de pâte, la « monnaie » qu’ils fabriquent.
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