FRANCE – ITALIE: couac douanier à Bardonecchia ou caca nerveux de transalpins susceptibles

L’affaire tourne à l’incident diplomatique.

A Turin, le parquet a annoncé dimanche avoir ouvert une enquête, oui, vous avez bien lu, une enquête sur cette présence incongrue de douaniers français dans un local de la gare de Bardonecchia, une commune alpine frontalière italienne, qui serait actuellement occupé par une ONG.

Une présence légale ?

Pour les autorités Françaises, la présence des douaniers était parfaitement légale, mais…

Matteo Salvini*, le ministère italien des Affaires étrangères, ne l’accepte pas et a convoqué samedi l’ambassadeur de France à Rome pour évoquer « un acte grave, considéré totalement en dehors du cadre de la collaboration entre Etats frontaliers« .

Trafic de drogue

Le ressortissant nigérian dans cette affaire qui allait de la France vers l’Italie était suspecté d’être une « mule », autrement dit d’avoir ingéré des sachets de cocaïne. Même si ces derniers (les sachets) sont bien étanches, ils ont tendance à « transpirer », et cela se repère assez bien dans les urines.

Les Nigérians sont les grands spécialistes de ce type de trafic et ce type de contrôle est prévu dans la loi (à l’article 60bis du code des Douanes sur les fouilles au corps).

Le problème, c’est que les douaniers qui sont descendus côté italien, armés, avec leurs gilets pare-balles, voulaient faire passer le piss-test dans ce local censé être à leur disposition depuis 1990. …

Du coup, Gérald Darmanin à suspendu toutes velléités douanières et devrait se rendre à Canossa très vite!

*Mais qui est Matteo Salvini?

Il n’a jamais tempéré ses propos contre l’euro. Le leader de la Ligue, qui revendique le pouvoir a réaffirmé à maintes reprises son hostilité à la monnaie unique.

S’il n’est pas question de sortir des instances européennes, le chef de file de l’ancienne Ligue du Nord déclarait, le 22 février dernier : « Après les élections, j’irai à Bruxelles pour demander à mes collègues chefs de gouvernement de réécrire les traités. » Nous parlons bien d’un homme prêt à exercer le pouvoir et non d’un agitateur d’idées. À l’Élysée, on se refuse à voir la situation sous cet angle et l’on considère que Matteo Salvini a quand même mis de l’eau dans son vin.

Pour réécrire les traités, il faut être vingt-huit. Et l’on voit bien déjà que le Royaume-Uni a toutes les peines du monde à redéfinir sa relation à l’UE post-Brexit alors même qu’il ne fait pas partie de la zone euro. Il est intéressant de comprendre ce que Matteo Salvini compte faire si l’Union européenne lui oppose une fin de non-recevoir. « Je ne pourrai pas rester sans rien faire face à une Italie qui reste dernière en termes de croissance », ajoutait-il, ce jour-là, précisant qu’il remettrait en cause une partie des versements de Rome à Bruxelles en renégociant, par exemple, la politique agricole commune (PIB). La croissance du PIB italien est, en effet, plus faible (1,5 % en 2017, 1,6 % en 2016) que celle de ses voisins. Rome fait partie des huit pays contributeurs nets au budget de la zone euro (plus de 4,1 milliards d’euros par an).

Le projet économique de Salvini est bel et bien la sortie de l’euro et un retour à l’Union d’avant le traité de Maastricht. Une « sortie ordonnée », dit-il, avec quelques alliés comme l’Autriche de Sebastian Kurz considérant que l’euro fut une « erreur ».

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