FRANCE đŸ‡«đŸ‡· (Villeurbanne): Du 10 dĂ©cembre 2018 au 10 fĂ©vrier 2019, la mairie organise une consultation citoyenne sur les lois Ă  propos de l’usage du cannabis.

La mairie de Villeurbanne est partie des chiffres simples, en France en 2017 prĂšs d’un Français sur deux a consommĂ© du cannabis.

Toujours en France, le chiffre d’affaires du trafic de cannabis est estimĂ© Ă  1 milliard d’euros. Pour autant, la production de cannabis est passible de 20 ans de rĂ©clusion criminelle. A Villeurbanne cette fois, au premier semestre de 2018, dans le quartier du Tonkin 144 interpellations ont eu lieu pour usage de cannabis. De plus 60 points de vente ont Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s, bien qu’il n’y ait aucune zone de non-droit selon la mairie socialiste.

Le trafic de cannabis provoque nuisance sonores et sentiment d’insĂ©curitĂ© pour certains.

A cela Jean Paul Bret, propose deux solutions : changer la loi, ou changer les moyens de faire appliquer la loi.

Et comme la mairie ne veut pas réfléchir toute seule, mais faire un travail participatif, elle lance une consultation citoyenne sur Internet, mais aussi deux tables rondes:

le 15 janvier sur le trafic de cannabis: les villes Ă  l’épreuve de ses consĂ©quences sur la tranquillitĂ© urbaine, la santĂ© et la jeunesse.

le 24 janvier sur Prohibition, dépénalisation, légalisation: quelle législation pour lutter efficacement contre le trafic de cannabis.

Pour finir une demande d’avis d’expert sur le sujet (policiers, mĂ©decins etc) sera faite. Tous ces avis feront l’objet d’une synthĂšse par un organisme privĂ©, qui sera constituĂ© en livre blanc et remis Ă  l’Etat, mais aussi aux Assises de la sĂ©curitĂ© et du territoire. Pour Didier Vullierme, adjoint Ă  la sĂ©curitĂ© « les citoyens sont en avance, le but est que nous puissions ĂȘtre porte-paroles, des lanceurs d’alertes en quelque sorte ».

Le but : un dĂ©bat « sans tabou, ni angĂ©lisme ».

Plusieurs domaines seront pris en compte sur ce sujet :
Les discriminations, en effet les contrĂŽles et poursuites judiciaires sont plus fortes dans les quartiers populaires, ce qui abĂźme le corps social.
Mais aussi le domaine de la santĂ©, l’usage de cannabis provoque des dĂ©gĂąts sur le cerveau, mais aussi sur les poumons.
La place des jeunes dans cette consommation, en effet, c’est pendant la jeunesse que les individus sont plus poussĂ©s Ă  essayer le cannabis, et pendant cette pĂ©riode qu’il y a possibilitĂ© de rentrer dans ce trafic, mais surtout Ă  cet Ăąge que les risques sanitaires sont les plus forts. Ainsi selon Jonathan Bocquet dĂ©lĂ©guĂ© Ă  la jeunesse et la vie Ă©tudiante « une vigilance particuliĂšre sera appliquĂ© Ă  cette tranche d’ñge », bien que cette consultation concerne tous les Ăąges.

La consultation se termine le 10 fĂ©vrier 2018, le livre blanc sera remis en mars 2019 Ă  l’Etat.

source

00000

Laisser un commentaire