La mairie de Villeurbanne est partie des chiffres simples, en France en 2017 prĂšs dâun Français sur deux a consommĂ© du cannabis.
Toujours en France, le chiffre dâaffaires du trafic de cannabis est estimĂ© Ă 1 milliard dâeuros. Pour autant, la production de cannabis est passible de 20 ans de rĂ©clusion criminelle. A Villeurbanne cette fois, au premier semestre de 2018, dans le quartier du Tonkin 144 interpellations ont eu lieu pour usage de cannabis. De plus 60 points de vente ont Ă©tĂ© dĂ©nombrĂ©s, bien quâil nây ait aucune zone de non-droit selon la mairie socialiste.
Le trafic de cannabis provoque nuisance sonores et sentiment dâinsĂ©curitĂ© pour certains.
A cela Jean Paul Bret, propose deux solutions : changer la loi, ou changer les moyens de faire appliquer la loi.
Et comme la mairie ne veut pas réfléchir toute seule, mais faire un travail participatif, elle lance une consultation citoyenne sur Internet, mais aussi deux tables rondes:
le 15 janvier sur le trafic de cannabis: les villes Ă lâĂ©preuve de ses consĂ©quences sur la tranquillitĂ© urbaine, la santĂ© et la jeunesse.
le 24 janvier sur Prohibition, dépénalisation, légalisation: quelle législation pour lutter efficacement contre le trafic de cannabis.
Pour finir une demande dâavis dâexpert sur le sujet (policiers, mĂ©decins etc) sera faite. Tous ces avis feront lâobjet dâune synthĂšse par un organisme privĂ©, qui sera constituĂ© en livre blanc et remis Ă lâEtat, mais aussi aux Assises de la sĂ©curitĂ© et du territoire. Pour Didier Vullierme, adjoint Ă la sĂ©curitĂ© « les citoyens sont en avance, le but est que nous puissions ĂȘtre porte-paroles, des lanceurs dâalertes en quelque sorte ».
Le but : un dĂ©bat « sans tabou, ni angĂ©lisme ».
Plusieurs domaines seront pris en compte sur ce sujet :
Les discriminations, en effet les contrĂŽles et poursuites judiciaires sont plus fortes dans les quartiers populaires, ce qui abĂźme le corps social.
Mais aussi le domaine de la santĂ©, lâusage de cannabis provoque des dĂ©gĂąts sur le cerveau, mais aussi sur les poumons.
La place des jeunes dans cette consommation, en effet, câest pendant la jeunesse que les individus sont plus poussĂ©s Ă essayer le cannabis, et pendant cette pĂ©riode quâil y a possibilitĂ© de rentrer dans ce trafic, mais surtout Ă cet Ăąge que les risques sanitaires sont les plus forts. Ainsi selon Jonathan Bocquet dĂ©lĂ©guĂ© Ă la jeunesse et la vie Ă©tudiante « une vigilance particuliĂšre sera appliquĂ© Ă cette tranche dâĂąge », bien que cette consultation concerne tous les Ăąges.
La consultation se termine le 10 fĂ©vrier 2018, le livre blanc sera remis en mars 2019 Ă lâEtat.
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