Pour faire passer la drogue de la Bolivie au Chili, les trafiquants recourent Ă des femmes, bien souvent des Indiennes, qui font les âmulesâ. PoussĂ©es par la pauvretĂ©, ces messagĂšres, lorsquâelles se font intercepter, paient lourdement leur faute, et câest toute leur famille qui se voit privĂ©e de ressources.
Une enquĂȘte Ă lire sur le site latino-amĂ©ricain Connectas.
Elles tĂ©moignent depuis leur prison chilienne de Iquique (dans le nord du pays) ou dâAntofagasta (un peu plus au sud) et toutes racontent leur âvulnĂ©rabilitĂ© et les nĂ©cessitĂ©s Ă©conomiques qui les ont converties en proies faciles du trafic de drogueâ, relate la plateforme dâinvestigation collective Connectas, qui a interviewĂ© des Boliviennes condamnĂ©es pour avoir transportĂ© de la cocaĂŻne entre leur pays et le Chili. En moins dâun an et demi, de janvier 2017 Ă mars 2018, 325 femmes boliviennes ont Ă©tĂ© condamnĂ©es au Chili dans le cadre de ce trafic. Au total, elles ont transportĂ© 714 kilos de cocaĂŻne.
LâenquĂȘte publiĂ©e par Connectas a Ă©tĂ© menĂ©e par trois journaux : le quotidien bolivien El Deber et deux mĂ©dias chiliens, El Mercurio et La Estrella de Iquique.
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A reblogué ceci sur Peuples Observateurs Avant Garde Togolaise et Africaine.
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