
Jean-François Cyr en 1997, à l’époque où il faisait partie du clan Palmer.
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Jean-François Cyr a plaidé coupable à un chef de complot pour possession avec intention de distribuer plus de 5 kg de cocaïne devant un tribunal du sud de la Floride, en mai 2018.
Dans l’espoir d’obtenir une peine réduite, son avocat a rédigé un document dans lequel il donne certains détails sur le trajet du navire et le rôle que son client dit avoir joué.
À la fin de 2017, Cyr s’est rendu en République dominicaine pour faire partie d’un trio qui prendrait possession de la cocaïne dans les Caraïbes et la transporterait ensuite jusqu’au Canada.
Un Américain, Jeffrey Price, était le capitaine du navire. Il était secondé par un certain Mario Arends, qui parlait espagnol, et Jean-François Cyr. Ce dernier communiquait en français avec les gens qui devaient recevoir la cocaïne.

Après son départ de la République dominicaine, le Sea Ya II a souffert d’avaries mécaniques et a dû retourner au port. Après avoir été réparé, le voilier est reparti, mais a connu de nouveaux problèmes et a dû s’arrêter à Saint-Martin. Après cette autre escale imprévue, le navire s’est dirigé vers le Venezuela.
Au large du Venezuela, un petit bateau transportant plusieurs individus lourdement armés a accosté le voilier, et les kilogrammes de cocaïne ont été transférés dans le Sea Ya II.
Le navire a ensuite amorcé son voyage vers le Canada, souvent dans des conditions météo difficiles et par un froid de canard.
À la hauteur du Maine, le voilier a été arraisonné par la garde côtière américaine, à la demande du Homeland Security, qui enquêtait sur le complot.
Devant les réponses évasives du capitaine, les gardes-côtes ont décidé de fouiller le navire et tôt fait de remarquer la cocaïne laissée à vue, dans 80 ballots entreposés dans la cabine de pilotage et dans un autre situé à la poupe du navire.
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